Alors que le week-end aurait pu se résumer à jouer la nounou, Martin eut la brillante idée de choisir la Pierre Chambertin pour faire office de garderie.
Puisqu’on parle de week-end en famille, on se retrouva avec GrandLudo et Oliv et les enfants dans le cirque paisible de Flowstone Paradise, la cours de Chaos, à Rioupéroux. L’idée était bien sur d’aller fouler les règles du 7a de référence du secteur, Fight Club. Outre la surprise de retrouver une espèce de revêtement grisâtre surnaturel sur les règles du départ, Ludo se délecta avec bonheur de ces préhensions qui ont toujours eu sa préférence. Mais le jeté final, d’un style beaucoup plus sumo-esque ne se sera pas laissé faire…On finit par se rabattre sur une œuvre qui fit la fierté de notre ouvreur génie visionnaire Phildar, les rivières pourpres, un autre 7a sur un bloc isolé. Quelques montées pour trouver des sensations et caler les pieds puis Ludo nous trouva un petit déhanchement subtil permettant de ramener la main gauche sur une mauvaise pente, laissant juste le temps de jeter sur la prise finale. Un instant de grâce, une démonstration parfaite dans son premier 7a, suivi de la traditionnelle émulation, avec l’enchainement de Rémi et du mien. Et pour finir, la longue traversée de la Marelle nous narguait depuis le début de la séance. Et même si pour les puristes ça n’a plus rien à voir avec du bloc, je m’acharnais à trouver une méthode pour le crux final, puisais dans mes ressources de lactacte refoulé et parvenais à réaliser l’intégrale, soit, moi aussi, mon premier 7a+ !!
Grisé par la réussite et alors que mon boss fêtait son départ en vacances, ainsi que son départ tout court, je profitais de mon dernier jour dans Lacuvette pour discrètement m’éclipser et retourner à Rioup, secteur de la plaque commémorative. Un bloc un peu haut, encore des règles à serrer, quelques jetés plus tard, et une bonne frayeur à la clé, tout seul bien au dessus de mon crash que j’aurais eu du mal à viser en cas de chute, je sortis la belle ligne de gauche, juste avant le pilier, qui devrait surement flirter elle aussi avec les 7a/7a+ !!
Alors que Sylvain refusait bizarrement toutes ces opportunités, même celle de mardi dernier au Glésy, nous eûmes, avec Oliv, le plaisir de croiser le maître des lieux, Luca, accompagné de l’autre Phoenix de Planete Bloc, Nico… Au volant d’une jolie camionnette décorée d’un grand M jaune sur fond rouge, les mains encore toutes grasses de frittes. Maintenant astreint à des horaires normaux tel un cuvettard pressé, il nous fit étalage de son style et de sa marge dans Les croisades, sympathique 7b+ d’echauff…n’est pas Oliv ??... puis au 2eme essai, quand même, dans Lolet it 7c, après la démo du sumo et de sa méthode du jeté désespéré et de la reculée d’anthologie… avant de faire preuve de tact en évitant de torcher flash l’ex 8a un peu bloc, Stall Act It. Ex, car sinon… jamais Luca n’aurait eut la moindre chance de l’enchainer !! C’est vrai qu’avec ses méthodes bizarres, comme ce talon au dessus des oreilles dans Lolet it be, on est en droit de se poser des questions…
En période austère, entre chômage technique et spectre de chaos économique, rien de tel que la perspective des vacances…Juste le temps de régler son compte au Palais de justice, le 7c majeur des Ecouges, avant de coincer discrètement entre les bouées, le body board et les serviettes, mon baudard et mes eb, et nous voilà partis sur les routes….
Deux autres stars mondiales que sont nos désormais reconvertis et disponibles PBMasters, nous ont fait l’honneur de fouler du bon vrai caillou cuvettard, de leurs doigts sacrés et de leurs
Les cris de bête de Martin résonnèrent dans tout le cirque du mur de l’angoisse, faisant fuir les quelques oiseaux égarés ici, dans ces grands murs austères. Mais les prises de la contrition humaine, 8a n’ont pas cédé.
Elles ont encore résisté à cet acharnement comme l’on en voit peu, contraignant psychologiquement Martin à rajouter 2 nouveaux essais infructueux à son compteur maintenant à 3 chiffres. La section médiane, précédée par le pas de bloc du départ exigeant et le repos mentalement éprouvant, aura de nouveau eut raison de lui... Je complétais cette débauche, me lançant à corps perdu par 2 fois dans le dernier croisé de Force et attrape, 7c. Toute ma haine et ma rage ne suffirent pas à contenir cette porte de grange. Je me vis a chaque fois pivoter trop rapidement pour pouvoir me saisir de cette dernière pince, décidément, bien loin à droite…et s’ouvrant sur les derniers micro silex tranchants et le petit mono sur lesquels il ne faut pourtant pas mollir, pour enfin jeter sur le relais.
On notera quand même le subterfuge, cette petite mousse calée sur le genoux, qui fera rire le cuvettard, lui qui se fait un honneur à grimper en short dans les colos, offrant sa chair à vif aux picots acérés et se refusant à toute lolotte, signe d’un manque de force. Non loin de là,
Il semblerait que dans cette contrée reculée, le grimpeur en soit encore à l’âge de pierre, maniant non sans mal une espèce de perche préhistorique en bois durci par la flamme du feu sacré et bénie des mains pures du dieu François…
alors qu’à mille lieux de là, une civilisation cuvettarde est en train de changer la face du monde avec l’invention de cette merveille des temps nouveaux,
La plus belle falaise du monde, c’est surement celle là, celle où, lorsque à peine la séance terminée, on se demande déjà quand il sera possible de revenir, encore et toujours. Celle pour qui l’on n’a plus besoin de s’imaginer ailleurs, simplement ‘’ici et maintenant’’ comme je l’entendais hier, de la bouche d’un certain