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dimanche 6 novembre 2011

Ouverture

Du bal, de la saison, de la chasse…autant d’expressions seyant à merveille au microcosme cuvettard. Ouverture tout court peut-être pour Sylvain, notre Jean-Claude Dus à nous si l’on en juge par le nombre de samedi matins séchés ces derniers temps ou par les deux séances de rési avec Oliv annulées au dernier moment sans plus d’explication...
Un autre type d’ouverture, déjà plus ancienne, pour Nico L. et son Alloix Akbar, 8a de la cascade d’Alloix. Non content de s’être fait piquer la FA par un certain Eric M, voilà qu’il laisse aussi s’échapper la première répétition puisque Luca, toujours en forme, en est venu à bout bien rapidement.
Avec le changement d’heure, le soleil se fait plus matinal. Les feuilles ont finit de se colorer et viennent tapisser les marches d’approche de milles couleurs. Les cloches des chiens de chasses en rut font écho au cliquetis des mousquetons. La saison a bel et bien commencé, les vires commencent à se peupler, dès le petit jour. Les croix tombent avec Schnappi de retour pour quelques jours qui traquenarde Martin à Ludo’s beach pour plier en 2deux petits essais Dosadi, un 8a court et physique. Sur ce même marchepied suspendu, Luca et JY apprivoisent timidement le style en reconnaissant les plats du zéro et l’infini, 7b+.
 
Oliv et Bruno, s’essayent au reta rédoutable d' Aerobut, 7c
pendant que j'accompagne  Eric M, avec la méthode du faible qui clippe pas, parce qu’il peut pas lâcher une main sur les plats, qui en finit avec Abus de conscience 8a, sur plats donc, surprenant et bien rési.
La vire d’Espace Comboire reprend aussi vie. Même les dinausaures comme  Maurinus sont venus redécouvrir le secteur sidi en enchainant, après le coup fil à Tata pour s’enquérir de la méthode de faible, par la droite, pour  A prendre ou à lécher 8a et rare voie dont FT aurait aimé trouver le nom. Schnappi, lui, n’a que faire de la méthode du faible et s’acharne tout droit…c’est sur, c’est beau, c’est fort…mais ça n’enchaine pas…encore !!
Ouverture encore, pour le FT cette fois-ci qui a ressorti le perfo du placard après quelques mois d’abstinence. Le petit secteur de Roc de d’Arène a vu fleurir, parmi ses jolis trous et ses colos toutes neuves, pas moins de six nouvelles lignes. Une falaise cachée par des chênes nains, des relais qui se clippent à la perche, il n’en fallait pas plus pour le FT perde le sens des réalités et fasse venir de plus de 800km, deux cuvettards pour tester le concept. Accompagné de l’inévitable Michou,
nous voilà avec Eric G. à ramer pour enchainer deux des voies les plus faciles, L’émoi passe, bien à doigt et Pas sage sous tes reins, bien dynamique et bien ample, toutes deux 7b.
Dans le même temps FT gaine tout se qu’il peut pour retenir le balan du Bas blesse, 7c rien que ça,
 avant de nous envoyer à la rouste dans Devers gondé, 7b+ ultra forçu sur 3 inverses qui font vraiment pas rire et de se finir dans une de ces innombrables voies dont je n'ai pas retenu le nom, qui ne ressemblent à rien et qui s'avèrent inévitablement être les plus belles du monde
Ouverture de la chasse, et nous voilà de nouveaux à taquiner la galinette cendrée à la DJ.
Un bon prétexte pour aller travailler nos points faibles. Bruno se met à forcer et à broyer le pas de bloc en deux petits essais seulement d'Hypericum perforatum 7b+.
Luca tente de se mettre à la grimpe 3D, avec les très atypiques aventuriers de la grande arche perdue 7c+
et le sumo ne sait plus quoi faire avec ses genoux qui n'arrivent pas à se mettre dans le mauvais sens et ses foutous abdos qu’il n’a toujours pas trouvés, pour espérer pouvoir garder les pieds collés au caillou, dans la dernière croisade, superbe proue déversante en 8a
Retour des premières collantes et ouverture de la saison de bloc pour les acharnés de Rioup, Alban en tête…du jeune qui n'en veut et déjà du vrai cuvettard chauvinisme spirit qui n’hésite pas à placer son jardin au même niveau que Bishop, Magic wood ou Rockland…et un grand bravo pour la première répétition du clash, 8b+ de Juju Nadiras au secteur de la Chapelle.
Et avant la fermeture de ce post, une pensée pour celui qui pourrait être notre grand père à tous, Yves, qui se la coule douce pour cause de petite blessure à l'épaule...une bon prétexte pour enfin gouter aux privilèges de l'âge que sont le bridge, le scrabble, le thé dansant, sans oublier bien sur, les apres-midis Derrick et questions pour un champion...Mais prends garde, les bonnes choses ont toujours une fin, et il va bientôt falloir de nouveau te lever aux aurores les samedi pluvieux, pour suivre contre ton grès, des grimpeurs que tu regrettes avoir rencontrés, au pied de falaises dont tu préférerais ignorer l'existence...


lundi 18 mai 2009

Instinct grégaire

La nature a maintenant repris ses droits. Le vert feuillage dissimule à nouveau le moindre petit bout de cailloux que le bartasseur qui sommeille en nous a traqué tout l’hiver, avec ses jumelles, sa carte, sa boussole, son treillis et ses grosses chaussures à crampons…Un nouveau cycle a démarré, celui où l’on se surprend à croiser du monde à falaise, où fleurissent les séances, tard, un soir de semaine, en plus de celle tôt, le matin le week-end, où l’on se risque à mettre à nu nos jambes amaigries par un hiver trop rude, où l’on regrette la collante et l’onglée des jours meilleurs…
La transhumance donc, avec tous ces petits bonhommes accoutrés d’une bien drôle de manière, avec leurs cuissards seyants, colorés pour mettre en valeur leurs attributs virils. On peut les apercevoir un peu partout, soigneusement alignés le long des routes, Yves et Bruno souvent à leur tête. J’eus une pensée pour eux ce week-end, tandis que j’entraînais ma progéniture, pour en faire un Amstrong de l’an 2020, sur un petit bout de la piste cyclable longeant l’Isère. Un plaisir simple non sans rappeler ce petit "je ne sais quoi" qui nous fait encore de grimper avec enthousiasme aux Vouillants. Une constante du fond de Lacuvette qui en ferait presque son charme, comme le décrit si subtilement ce cycliste.
Poussés par cet instinct irrationnel et dépourvus de toute pensée objective, on se retrouva donc aux Vouillants. Accompagné de Sylvain et Martin, nous étions fermement décidés à en découdre, bravant le va et vient des camions déchargeant leur lot d’ordures que l’eco-citoyen ne sait plus contenir. En ce moite mardi soir, telle la meute affamée et irraisonnée, nous nous lancions à l’assaut de nos projets respectifs. Même Sylvain, ravalait mécaniquement sa corde, prêt pour l’essai suivant, la bave au coin de la lèvre et les yeux injectés de sang, parer à mutiler le 7b+ de Pan total. Les cris de bête de Martin résonnèrent dans tout le cirque du mur de l’angoisse, faisant fuir les quelques oiseaux égarés ici, dans ces grands murs austères. Mais les prises de la contrition humaine, 8a n’ont pas cédé. Elles ont encore résisté à cet acharnement comme l’on en voit peu, contraignant psychologiquement Martin à rajouter 2 nouveaux essais infructueux à son compteur maintenant à 3 chiffres. La section médiane, précédée par le pas de bloc du départ exigeant et le repos mentalement éprouvant, aura de nouveau eut raison de lui... Je complétais cette débauche, me lançant à corps perdu par 2 fois dans le dernier croisé de Force et attrape, 7c. Toute ma haine et ma rage ne suffirent pas à contenir cette porte de grange. Je me vis a chaque fois pivoter trop rapidement pour pouvoir me saisir de cette dernière pince, décidément, bien loin à droite…et s’ouvrant sur les derniers micro silex tranchants et le petit mono sur lesquels il ne faut pourtant pas mollir, pour enfin jeter sur le relais.
Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas…un peu plus tard, on décida avec GrandLudo de prendre l’air et de monter gouter à la quiétude de Crossey 3, comme pour contempler Lacuvette, vue de haut. Le bruit de la route en contrebas et la ritournelle du terrain de trial proche avaient un air de rocade sud, à Espace Comboire. On se sentit finalement peu dépaysé. Dans ce climat de confiance, GrandLudo, en pleine reprise, fit du volume dans le long et très beau Festina lente, 7b varié, globalement à vue, si l’on excepte le petit traquenard dans lequel il tomba, tout là haut, le relais sous les yeux et les avant bras durs comme du béton. Je réglais son compte à la longue dalle de Ravage prolongé, 7c+, où un certain niveau de collante me permit d’oser charger 2 pieds à plat avec un mono et une inverse foireuse jusqu’à pouvoir se redresser sur la marche suivante, avant de se lancer dans un dernier mouvement pseudo dynamique et bloquer un bi foireux à la ceinture pour se saisir à la volée de l’ultime pince plate de la voie. Passée la première partie éprouvante et malcommode en 7a+, la suite (25m quand même) se mérite…et mérite amplement le détour …à tel point qu’on rêverait d’ouvrir d’autres lignes un peu plus à droite !!
Et puis finalement arriva ce samedi. Malgré le déluge torrentiel de la veille, je balayais tous les doutes d’un simple revers de main et convenais d’un motivant 7h30 au parking de la DJ. En bel Adonis, Luca notre défunt second PBMaster, encore intimidé par les falaises de LaCuvette et par le style ''tout en finesse…mais efficace'' d’un cuvettards le précédent, s’est bêtement laissé surprendre par la fin dalleuse du tout neuf, très beau et très varié…et pas conti du tout…Combat ordinaire 7b+, à l’extrême droite du secteur Grand arche. De son coté, Oliv, entre cris et gros blocages, dégota un superbe repos dans La loi du talon, 7b, nouveau aussi. Que de perspectives d’enchainements proches !!
Comme l’on pouvait le présager, le salut viendra de notre Saint FT…Fraichement revenu d’un pèlerinage à Lourdes, François traînent sa verve et ses eb du coté de Nazareth (sic !!), dans un vieux projet comme il les aime, court, intense, retors et surement pas moins de 8b. Et le reste de la semaine, il multiplie et distribue les pains sur la colline de Miers…
Il y a décidément des signes qui ne trompent pas…

dimanche 3 mai 2009

Last Ride

Il fallait en profiter… ce ne sera maintenant plus qu’un souvenir. L’antre de Lacuvette, Planète Bloc, s’est éteint, vendredi dernier, après les festivités d’une dernière Adios party. Nous pensions l’avoir trouvé, là, au fin fond de trou de LaCuvette. Mais comme ce vieux Bodhi, nous allons nous remettre en route, en quête d’un nouvel eldorado du bourrinage résineux…
Last ride, mais cette fois ci over sheep mountain, est une des dernières œuvres de Ludo à la DJ. Une merveille en dalle de près de 60m, un première partie de déjà 35m en solide 7b+ et une fin, en encore plus solide 8a+. Une ambiance exceptionnelle, dans l’immensité du ED Wall, lorsque les doigts et les mollets en feu, il reste encore à engager ce mouvement aléatoire et technique. Un souffle d’incertitude, un zest de solitude, un sol qui s’est dérobé derrière les feuilles nouvelles, un assureur définitivement hors de portée et que l’on espère patient et attentif…Des instants rares qui ne mettent plus aucun doute sur les déclarations de Ludo, lorsqu’il revint de son tour du monde, blasé d’avoir parcouru les plus lignes aux 4 coins du globe, et se rendant à l’évidence : "La DJ est bien la plus belle falaise du monde ". Propos à tempérer bien sur, à mettre sous le coup de l’émotion, puisqu’il aurait du rajouter "ex aequo avec Espace Comboire". Mes assauts répétés dans ces nouvelles lignes, furent l’occasion pour de nombreux cuvettards de redécouvrir ce secteur, jadis austère et hostile de la DJ. En plus de ces ouvertures, le rééquipement puis les prolongations de Gare aux loups, 7a+ et Alhamdulillah, 7c permettent dorénavant une approche plus sereine, augurant le retour des grimpeurs dans ce mur injustement oublié. Je surpris même un certain Yves accompagné d’un autre certain Bertrand s’auto-émuler dans ce mur technique, pourtant bien loin des devers à colo qu’ils affectionnent tant. Quant à Bruno, ses fameux deux pieds droits en or n’en finissent plus de se délecter sur ce caillou superbe : Entre les 7b+ du pont de Londres, un des joyaux du genre, de Last ride over Sheep Mountain et de Shine On, son cœur n’a pas fini de balancer.
Last ride enfin pour GrandLudo qui en finit avec le beaucoup moins inoubliable 7b+ Du pec et des ongles, légèrement plus à droite. Surement parce qu’il n’y a pas que la beauté qui compte, cette dernière s’est vue bizarrement harcelée par les ardeurs de Jean-Yves, Sylvain, Oliv, qui finalement ne succomba pas à son charme particulier et même Luca, maintenant libéré des ses obligations à Planète Bloc. Mais la belle ne se laisse pas facilement apprivoisée, Sylvain et Oliv durent revoir leur prétention en lui préférant la tectonique de plouc, 7b. Vu leur marge physique, il ne leur reste maintenant plus qu’à conclure, mais…avec style et classe…en tête !!Jean-Yves se replia sur l’ultime souper, un autre 7b+ plus court, mais sur un très joli caillou, au secteur Hidden Wall.
De son coté, GrandLudo, en pleine confiance se lança ensuite à la conquête de la longue, très longue, très, très longue Pour qui sonne le gras, 8a, dont nous avions déjà eu un avant gout il y a quelques années, en en réalisant la première longueur. Elle fut longue, dure…je laissais même échapper quelques gémissements, puis, à bout de souffle, je sentis enfin cette douce sensation m’envahir quand soudain jaillit….l’extase de saisir le relais !!! Je prolongeais le plaisir avec une autre des nouveautés du coin, La loi de talon, une variante de sortie pêchue, du bien nommé Bonheur tranquille, 7b.Schnappi, maintenant octogradiste confirmé, pété de force et toujours célibataire…bien qu’il fut surpris en galante conversation dans un recoin sombre de la Pierre Chambertin… devrait incessamment sous peu mettre son dernier ride à Têtard Park. Il signe une des rares répétitions de The têtard menace, 8a+, tombe de plus en plus haut dans m’intégrale de Mange ta soupe, 8c et maitrise tous les mouvs du très bloc fœtus extension 8a, très peu parcouru. La première intégrale du secteur ne saurait tarder…
S’il y a un bien un qui n’en sera jamais à se poser la question du dernier essai, c’est bien François. Toujours à Autoire, sa motivation hors norme, sa capacité infinie à dégoter de nouvelles lignes, son imagination débordante pour créer des mouvements, des variantes, des départs assis ou couchés, des grandes traversées ascendantes ou descendantes, son envie de jouer sans cesse avec le moindre des recoins de la falaise, ne tiendrons jamais dans une seule vie. La preuve en image dans sa dernière création en traversée Pli selon pli, 8a, encore. La plus belle falaise du monde, c’est surement celle là, celle où, lorsque à peine la séance terminée, on se demande déjà quand il sera possible de revenir, encore et toujours. Celle pour qui l’on n’a plus besoin de s’imaginer ailleurs, simplement ‘’ici et maintenant’’ comme je l’entendais hier, de la bouche d’un certain Dieu blond, cinquantenaire et à la passion toujours intacte.

lundi 20 avril 2009

Procession

Tout le team LaCuvette se prépare à une sainte procession, sans distinction de race, de sang ou de niveau, pour solennellement se recueillir une dernière fois, sur feu Planète-bloc, le lieu de tant d’ébats durant ces 2 dernières années. Le génie créatif de Nico le PB master, les mondialement renommés tacos de Luca, les blocs incompréhensibles pour hyperlaxes de Nunu, les fameux contests du mardi soir avec ses lots misérables toujours discrètement distribués aux intimes de Nico…tout cela, et bien d’autres encore resteront encore longtemps gravés dans nos mémoires…et dans nos gestes, ces mouvements tant de fois répétés sont maintenant responsables d’une bonne partie des nos tics compulsifs. Par devoir de mémoire Oliv a pris soin de récupérer quelques cendres du notre défunt antre du bourrinage, pour se bâtir un sanctuaire sacré dans lequel nous pourrons encore longtemps nous recueillir. En fidèle de la première heure, je me devais de prendre part à cette première cérémonie du souvenir, soutenu par Oliv et Alex, venu de loin pour partager ma peine.Adieu PB, une part de toi vivra à jamais au fin fond de LaCuvette.
La fin de l’hiver pointe son nez. Il est maintenant l’heure de redescendre sur la terre ferme et de se préparer à affronter la nature hostile. Il va falloir trouver son route et survivre jusqu’à pouvoir enfin se transformer en cette si gracieuse chrysalide.
Telles ces Thaumetopea pityocampa, les skieurs ont rangé leur lourd fardeau pour retrouver le chemin des falaises. Encore grégaires et peu sûrs d’eux, ils forment un long cortège pour la procession de la nymphose, une longue file indienne jusqu’à trouver l’endroit idéal pour que…de la petite larve répugnante, s’envole une douce sylphide. La colonie finit par trouver rapidement le lieu rêvé, au pied de la DJ. La première à s’envoler fut Manue, toute chamboulée de pouvoir renouer avec le plaisir technique d’une dalle sculptée comme celle de la bien nommée Voie des copines, un des rares 6b+ de la falaise.Malgré de beaux efforts Yves et Bertrand ne réussirent par bien à décoller dans le très long et exigeant Gare aux loups, interminable 7a+ de l’Ed Wall. Et pourtant, Yves travaille consciencieusement sa préparation physique, il fut aperçu quelques jours auparavant dans la confidentielle falaise de la Cascade d’Alloix, dénichée par le local de chez local, incontournable de ce coté ci de LaCuvette, Foué. Alors qu’il s’acharnait dans les mouvements dynamiques de l'essouflant 7a+ des inversées ca te niquent, nous profitions du privilège d'une RTT bien sentie pour faire du volume dans la même voie puis dans la très esthétique Attaque tonique des claques 7b.
Toujours à la DJ, GrandLudo jetait son dévolu malheureux sur le pas de bloc retors du 7b+ du Pec et des ongles, Sylvain et Jean-Yves cherchaient désespérément mais en vain, une voie pour tisser leur cocon. Oliv et Alex enlisaient domicile dans le physique et tonique Tectonique des ploucs 7b. Décidément un lieu paradisiaque, comme ces deux grandes et belles envolées concoctées par Ludo, dans ce long et exceptionnel mur de l’EdWall, parcouru de 2 nouvelles lignes de rêves, Last Ride over Sheep Mountain 7b+ puis 8a+ et Shine on, 7b+ puis 8a dont les première partie firent le bonheur du privilégié que je suis… Mais comme l’on ne peut parler de l’Eden sans évoquer les Vouillants, il nous fallait aussi nous rendre là bas et y laisser quelques traces. Ce fut Sylvain qui s’exécuta le premier en expédiant après moult essais une de ses bêtes noires, Fils de brute, le 7a local qui malgré un vilain point supplémentaire sur le haut garde toujours ce je ne sais quoi marquant à vie, les souvenirs de chacun des cuvettards. Jean-Yves suivit en exterminant la longue suite de prises surnaturelles du très conti Nuit de Nonosse, 7a+, avant que je ne vienne à bout de l’oublié 2eme longueur aérienne d’Air Afrique, 7c+ perdu tout là haut, sur les petites croutes croustillantes qui surplombent de près de 40m les belles bennes bleues du dépôt d'ordures Lely.