Un autre type d’ouverture, déjà plus ancienne, pour Nico L. et son Alloix Akbar, 8a de la cascade d’Alloix. Non content de s’être fait piquer la FA par un certain Eric M, voilà qu’il laisse aussi s’échapper la première répétition puisque Luca, toujours en forme, en est venu à bout bien rapidement.
Avec le changement d’heure, le soleil se fait plus matinal. Les feuilles ont finit de se colorer et viennent tapisser les marches d’approche de milles couleurs. Les cloches des chiens de chasses en rut font écho au cliquetis des mousquetons. La saison a bel et bien commencé, les vires commencent à se peupler, dès le petit jour. Les croix tombent avec Schnappi de retour pour quelques jours qui traquenarde Martin à Ludo’s beach pour plier en 2deux petits essais Dosadi, un 8a court et physique. Sur ce même marchepied suspendu, Luca et JY apprivoisent timidement le style en reconnaissant les plats du zéro et l’infini, 7b+.
Oliv et Bruno, s’essayent au reta rédoutable d' Aerobut, 7c
pendant que j'accompagne Eric M, avec la méthode du faible qui clippe pas, parce qu’il peut pas lâcher une main sur les plats, qui en finit avec Abus de conscience 8a, sur plats donc, surprenant et bien rési.
La vire d’Espace Comboire reprend aussi vie. Même les dinausaures comme Maurinus sont venus redécouvrir le secteur sidi en enchainant, après le coup fil à Tata pour s’enquérir de la méthode de faible, par la droite, pour A prendre ou à lécher 8a et rare voie dont FT aurait aimé trouver le nom. Schnappi, lui, n’a que faire de la méthode du faible et s’acharne tout droit…c’est sur, c’est beau, c’est fort…mais ça n’enchaine pas…encore !! Ouverture encore, pour le FT cette fois-ci qui a ressorti le perfo du placard après quelques mois d’abstinence. Le petit secteur de Roc de d’Arène a vu fleurir, parmi ses jolis trous et ses colos toutes neuves, pas moins de six nouvelles lignes. Une falaise cachée par des chênes nains, des relais qui se clippent à la perche, il n’en fallait pas plus pour le FT perde le sens des réalités et fasse venir de plus de 800km, deux cuvettards pour tester le concept. Accompagné de l’inévitable Michou,
nous voilà avec Eric G. à ramer pour enchainer deux des voies les plus faciles, L’émoi passe, bien à doigt et Pas sage sous tes reins, bien dynamique et bien ample, toutes deux 7b.
Dans le même temps FT gaine tout se qu’il peut pour retenir le balan du Bas blesse, 7c rien que ça,
avant de nous envoyer à la rouste dans Devers gondé, 7b+ ultra forçu sur 3 inverses qui font vraiment pas rire et de se finir dans une de ces innombrables voies dont je n'ai pas retenu le nom, qui ne ressemblent à rien et qui s'avèrent inévitablement être les plus belles du monde
Ouverture de la chasse, et nous voilà de nouveaux à taquiner la galinette cendrée à la DJ.
Luca tente de se mettre à la grimpe 3D, avec les très atypiques aventuriers de la grande arche perdue 7c+
et le sumo ne sait plus quoi faire avec ses genoux qui n'arrivent pas à se mettre dans le mauvais sens et ses foutous abdos qu’il n’a toujours pas trouvés, pour espérer pouvoir garder les pieds collés au caillou, dans la dernière croisade, superbe proue déversante en 8a
Et avant la fermeture de ce post, une pensée pour celui qui pourrait être notre grand père à tous, Yves, qui se la coule douce pour cause de petite blessure à l'épaule...une bon prétexte pour enfin gouter aux privilèges de l'âge que sont le bridge, le scrabble, le thé dansant, sans oublier bien sur, les apres-midis Derrick et questions pour un champion...Mais prends garde, les bonnes choses ont toujours une fin, et il va bientôt falloir de nouveau te lever aux aurores les samedi pluvieux, pour suivre contre ton grès, des grimpeurs que tu regrettes avoir rencontrés, au pied de falaises dont tu préférerais ignorer l'existence...
Les cris de bête de Martin résonnèrent dans tout le cirque du mur de l’angoisse, faisant fuir les quelques oiseaux égarés ici, dans ces grands murs austères. Mais les prises de la contrition humaine, 8a n’ont pas cédé.
Elles ont encore résisté à cet acharnement comme l’on en voit peu, contraignant psychologiquement Martin à rajouter 2 nouveaux essais infructueux à son compteur maintenant à 3 chiffres. La section médiane, précédée par le pas de bloc du départ exigeant et le repos mentalement éprouvant, aura de nouveau eut raison de lui... Je complétais cette débauche, me lançant à corps perdu par 2 fois dans le dernier croisé de Force et attrape, 7c. Toute ma haine et ma rage ne suffirent pas à contenir cette porte de grange. Je me vis a chaque fois pivoter trop rapidement pour pouvoir me saisir de cette dernière pince, décidément, bien loin à droite…et s’ouvrant sur les derniers micro silex tranchants et le petit mono sur lesquels il ne faut pourtant pas mollir, pour enfin jeter sur le relais.
La plus belle falaise du monde, c’est surement celle là, celle où, lorsque à peine la séance terminée, on se demande déjà quand il sera possible de revenir, encore et toujours. Celle pour qui l’on n’a plus besoin de s’imaginer ailleurs, simplement ‘’ici et maintenant’’ comme je l’entendais hier, de la bouche d’un certain
les skieurs ont rangé leur lourd fardeau pour retrouver le chemin des falaises. Encore grégaires et peu sûrs d’eux, ils forment un long cortège pour la procession de la nymphose, une longue file indienne jusqu’à trouver l’endroit idéal pour que…de la petite larve répugnante, s’envole une douce sylphide.
Jean-Yves suivit en exterminant la longue suite de prises surnaturelles du très conti Nuit de Nonosse, 7a+,
avant que je ne vienne à bout de l’oublié 2eme longueur aérienne d’Air Afrique, 7c+ perdu tout là haut, sur les petites croutes croustillantes qui surplombent de près de 40m les belles bennes bleues du dépôt d'ordures Lely.