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dimanche 10 janvier 2010

Ah glaglagla

Souvent associé à ''brrrrrr, clac, clac, clac, clac''. Et pourtant…Froid ? Moi ? Jamais ! Comme nous l’assènent d’éminents climatologues et comme l’affirmait une jolie réclame que ne dira surement rien aux plus jeunes des lecteurs, si tant est qu’il en existe.



Cela faisait plusieurs jours que je cherchais en vain le thème du premier post LaCuvette de l’année. J’hésitai entre les 10 plus ridicules manières de souhaiter la bonne année, les meilleurs conseils pour se taper l’incruste dans une réunion au boulot pour piquer la plus grosse part de galette de rois en grugeant la fève et ainsi justifier de se resservir une seconde fois, ou encore comment s’occuper sur l’Autoroute, avec 30cm de neige tombés dans la nuit, qu’un seul et unique pauvre cantonnier s’évertue à déblayer, armé d’une simple pelle et d'un balai…mais bon, avec un tarif du kilomètre si bon marché, il faut savoir être indulgent. Et puis, en divaguant sur le web, je trouvai enfin l’inspiration. Le plagié serait donc ces amateurs de choucroutes qui ont prodigué leurs conseils pour grimper par grand froid.

Le sujet étant de circonstance, et surtout, vu son expérience en la matière, mondialement reconnue, LaCuvette se devait de distiller à son tour quelques trucs et astuces complémentaires pour grimper au fin fond d’un congélateur. Nos alsaciens nous ont suggéré quelques techniques ''qui leur ont permis de grimper et d'enchaîner des voies dans le 8 alors qu'il faisait entre zéro et 5°C''. Mais il est bon de noter qu’en notre plat pays, à 5° c’est déjà l’été, et que l’on tombe le baudard pour plonger dans l’eau d’un lac de montagne. Nous parlerons plutôt ici de températures bien en déça du 0°, jusqu'à -10°, proche du record d’il y a 15 jours avec Sylvain et Jean-Yves.

Par de telles températures, nous grimpons et enchainons des voies dans le 7, soit strictement sans aucune différence par rapport aux autres périodes de l’année. Soit une performance nettement plus méritante….mais là n’est pas la question.Reprenons donc un à un ces conseils pour saucisses de Strasbourg, que l’on agrémentera d’un peu de gratin dauphinois, histoire que ca tienne encore mieux au corps. C’est ce que je donne à mes enfants : patates saucisses, rien de tel pour s’assurer la tranquillité lors de la longue sieste pour digérer derrière.
''- Vous habiller chaudement, sans oublier les gants, écharpe, bonnet, une bonne paire de chaussettes (voire une deuxième si la marche d'approche s'effectue dans la neige)''
Mais tout ça n’est rien à coté du fameux…Damart, thermolactyl ! Il faut impérativement un caleçon long. Un qui crépite dans la nuit et qui hérisse tous les poils. Avec pieds intégrés bien sur. L’arme ultime étant de les recouvrir d'une paire de chaussettes mi cuisses (sauf pour Ludo, vu sa taille elles ne lui arrivent que mi mollets) et si possible tricotées main par mémé. Ensuite, fourrez le tout dans ce que les spécialistes appellent des moon boots. Elles présentent le double avantage d’avoir des raquettes intégrées (contre l’enfoncement dans la neige) et leur empreinte, parfaitement ronde, permet de passer incognito, imitant à la perfection les traces du passage d’un troupeau d’éléphants sauvages. Attention, il est indispensable d’avoir pensé à faire petite et grosse commissions avant d’enfiler l’attirail complet, sous peine de devoir se retenir pendant toute la séance. (en cas d’ennuis de prostate comme Yves, les dégâts peuvent être considérables…)''-Essayez plutôt des voies courtes ou offrant des repos vous permettant de vous réchauffer les mains. Privilégiez des voies que vous connaissez où vous pouvez grimper vite ; vous et votre assureur vous refroidiraient moins''
En fait peu importe la longueur, et puis on s’en fout de l’assureur. A chacun ses malheurs. Il y a deux principes à retenir. Le premier c’est de privilégier les voies avec des prises bien douloureuses. Autant profiter de l’anesthésie complète des doigts pour se les déchiqueter sur des règles tranchantes, se les lacérer dans des trous sanglants ou se les coincer dans d’atroces fissures. Le deuxième c’est de choisir des voies avec des platasses qu’on ne pensait jamais pouvoir tenir. Autant profiter du manque total de sensation et faire preuve d’une grande auto persuasion en se disant : ''aujourd’hui, ça tient (ca colle en langage d’initiés)''.''-Privilégiez des voies au soleil et à l'abri du vent''
Le problème, c’est quand la cuvette est bouchée…ben soleil ou pas, de toute manière on ne le voit pas. Il reste cantonné au dessus de la mer de nuages. Ce qui compte, c’est de trouver les falaises avec des routes praticables le plus loin possible, pour éviter que l’approche se transforme en véritable randonnée. A ce propos, quand il y a beaucoup de neige, pensez à emmener un cuvettard exité de la rando. Avec ses skis, il se fera un devoir de faire la trace dans les 40 cm de fraiche…encore merci à celui qui à fait celle de samedi à Comboire. Ensuite, privilégiez plutôt les secteurs bien à l’ombre…parce qu’au soleil, la neige ca fond…et en plus du danger des avalanches, les coulées viendront tremper les prises que vous aviez si joliment entourées de traits de cake. De plus, en étant bien à l’ombre et bien au froid, les stalactites resteront solidement accrochées, évitant ainsi de transformer votre assureur en brochette géante. ''-Prenez une thermos de thé/café''
Cette version marche assez bien avec la gente féminine, surtout avec quelques petits gâteaux qu’on aura feint avoir fait soi-même. C’est l’occasion d’offrir un verre et de faire un brin de causette, les yeux dans les yeux, troublés par dans la chaude vapeur envoutante d’un thé aux plantes aphrodisiaques. A moins de certains penchants, il est préférable de porter au cuvettard, tel Mr Dusse, une bonne rasade de vin chaud. Quand en plus il est accompagné d’un tupperware de tartiflette encore tiède de la veille, le résultat est parfait.
''- Placez dès que vous le pouvez vos chaussons et votre sac à magnésie entre votre t-shirt et votre pull/polaire''
Là pareil, c’est marche bien pour un cuvettarde, bien propre sur elle. Mais l’on rêve tous d’en croiser une un jour. Pour le cuvettard, une odeur forte et caractéristique risque de contaminer pour toujours l’ensemble des vêtements du jour. On pourra ouvrir le tupperware précédemment cité histoire de faire diversion. Enfin, pour les plus courageux, avant d’enfiler vos chaussons, ouvrez-les en grand, puis les plaquer contre votre visage à la manière d’un masque à gaz. Expirez une dizaine de fois. Si vous êtes encore vivants, votre haleine toute chaude aura permis de réchauffer vos chaussons, et vos petits pieds douillets vous en seront éternellement reconnaissants.
''-Restez en mouvement quand vous ne grimpez pas (sautillez, bougez vos orteils)''
Ca, ça ne marche que pour les grands sportifs. Personnellement, je n’en ai jamais connu. J’ai déjà vu des grimpeurs étranges en train de s’agiter en bas, fixant maniaquement leur projet, en train de faire de gestes bizarres…mais jamais par grand froid…D’un autre coté, je dois avouer que par grand froid, je n’ai jamais vu personne d’autre que mes cuvettards adorés au pied d’une falaise.
''-Utilisez des tissus chaufferettes, à placer dans votre sac à magnésie, dans vos poches ou même directement sur des prises de repos''
C’est bien connu, l’endroit toujours le plus chaud, surement pour le bien de l’espèce, c’est dans le slip. De préférence son slip bien sûr, même si comme Schnappi, certains aimeraient que de temps en temps quelqu'un, ou plutôt quelqu’une, s’y invite…Il peut cependant se poser un problème d’accès, du au fameux Damart. Mais sachez qu’il existe une très sympathique version kangourou, particulièrement bien adaptée.
''-Utilisez la méthode dite "du vigneron", pour vous réchauffer les doigts avant de faire un essai : faites claquer très fortement vos doigts sur votre dos, en effectuant un mouvement de bras très ample tel que montré sur la photo ci-dessous. Faites autant de répétions jusqu'à avoir les doigts brûlants''
En plus de cette excellente méthode, nous avons développé celle dite du ‘’Bruno-rond’’, que m’avait apprise Bruno, un sombre jour de janvier, dans le brouillard d’Omblèze. Alors qu’on pourrait penser à un effet secondaire du vin chaud, il s’agit fort heureusement de totalement autre chose. J’avais les deux pieds complètement rigidifiés pour le climat sibérien de l’époque. Ils étaient incapables d’épouser la moindre aspérité de ces belles dalles grises techniques de la falaise. 5 min avant de taper l’essai, Bruno quitta ses chaussettes, plongea ses pieds nus, fins et légers, dans un bon gros tas de neige. Il ferma ensuite les yeux, sans rien dire. Quelques grimaces plus tard, il enfila ses pieds fumants dans ses chaussons….et enchaina son projet. En descendant il me lança, à moi son jeune padawan, ''si onglée tu as, la choper avant l’essai mieux il sera''.
Un grand merci à nos Kougelhopf-iens pour leurs judicieux conseils. La seule chose que je rajouterai à cet excellent article, c’est que le plus important encore, c'est bien ce petit soleil qui s’allume au fond nos petits cœurs sensibles dès lors que l’on se retrouve au pied d’une de nos si belles falaises de LaCuvette, et ce, quelques soient les caprices de la météo !!

samedi 7 février 2009

Seul

"Je ne me souviens plus de rien. Je ne peux pas dire si c'est la réalité ou bien un rêve. Au plus profond de moi je ressens le besoin de crier"…et encore un stickers à celui qui découvrira d'où vient cette complainte. Me voilà seul, elle est partie…jamais je ne pourrai l’oublié, simplement parce qu’elle fut la première. Avec elle j’ai découvert des sensations inconnues, j’ai exploré de nouveaux mondes, j’ai trouvé des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas. A tout jamais je me souviendrai de notre première rencontre, de la douceur de son étreinte, de sa peau soyeuse, lorsque toute sa chaleur m’envahissait. Je n’étais plus le même, transformé, emporté dans une explosion de sens…C’était il y a deux ans, un froid matin d’hiver, sans un mot, pour la première fois je l’enfilais...ma première paire de eb !! des Wolverine…J’avais craqué pour le moelleux de sa languette. Par notre baptême, je n’avais rien choisi de mieux que les 40 interminables mètres du Pont de Londres, dalle grise et sculptée de la DJ, surement l’un des plus beaux 7b+ de Lacuvette. La douleur ressentie et cette sensation de chausser des sabots avaient failli avoir raison de notre rencontre…et puis, avec l’excitation de la croix, j’ai finalement persévéré, jusqu’à en découvrir la face cachée, celle là même qui m’a irrésistiblement attiré, me fidélisant définitivement….
Et puis le temps a passé, les ressemelages se sont succédés, les rafistolages ont fait leur apparition. Elle a fini ses jours bien au chaud dans l’antre résineux de Lacuvette qu’est Planète Bloc. Jusqu’à ce mardi dernier où elle rendit l’âme, se déchirant sur toute sa longueur et se perçant à plusieurs endroits, sous la semelle. Elle s’est éteinte contre moi, lors d’un chargeage de talon, ce mouvement qu’elle affectionnait par-dessus tout. Une belle fin somme toute. Elle ne trônera plus à sa place au fond du garage, sur l’étagère sacrée de mes armes ultimes.
D’ailleurs, qui aura l’œil assez averti pour trouver les quelques intrus glissés dans cette belle photo de famile…?
Comme elle le souhaitait, au printemps, je lui creuserai une tombe au pied de Sidi’h’bibi, sur cette vire qui l’a toujours fait vibrer. Ainsi, chacun des cuvettards pourra se recueillir devant sa stèle, en pensant à elle et à tout ce qu’elle nous a apporté.
2 ans finalement, c’est plutôt court, surtout quand j’ai vu Xav se pointer à Planète Bloc avec sa paire collector de Super Maestria eb, âgée de …plus de 30 ans !! Ca me rappelle cette ritournelle, signe de mon addiction précoce à une certaine pate à tartiner, "35 années d’expérience feront toujours la différence". Comme quoi, il y a bien de période ou se concentrent les talents...pas vrai JM ? Pas une égratignure, aucune tâche et toujours la semelle d’origine, indestructible…juste une odeur un peu forte permettant d’attester de leur utilisation fréquente.
A les comparer, rien ne semble les différencier : même couleur, même design, même griffe, même talon. Par effet de mode, le scratch a remplacé les lacets, mais le rouge est resté. Les œillets d’origine sont toujours intacts alors que le passant de la sangle a cédé sous mon coup de pied légèrement hors norme. La semelle initiale semble inusable, alors que les actuelles ne durent que 6 mois, peut-être victime de mes dérapages légendaires.
J’ai perdu une partie de ma raison d’être, je n’ai plus la force de relever la tête, comme ces deux illuminés qui le chantent à qui veut l'entendre, je suis seul dans mon coin…seul Mr eb pourrait combler ma peine…
Seuls, c’est aussi la sensation que nous avons éprouvée, à 3 ce samedi neigeux, à l’heure où la nuit tardait à laisser place aux premières lueurs du jour. Blottis les uns contre les autres au pied du mur de l’angoisse, aux Vouillants, ni le froid, ni la nuit, ni la neige n'allaient pouvoir avoir raison de nous. Bruno, en homme du nord habitué des terres australes, s’est laissé tenté par les quelques mouvements bien retords du vieux et désuets Dévers Tue, 7b d’un autre temps. Tout comme Sylvain et son bonnet en véritable poils de yack, arme absolue contre toute sensation de froid. Pour ne pas faire pâle figure, je me mis aussi à la tâche, jetant mon dévolu sur une vieille connaissance, un de ces innombrables éternels projets, à qui je rends régulièrement visite, la contrition humaine, 8a…mais sans elle, sans ma vielle paire, le cœur n’y était plus, soudainement, j’eus froid, peur, j'avais cette boule dans le ventre et les sanglots à fler de peau...je n’avais plus envie…
Elle n'était plus là...

mercredi 21 mai 2008

eb tribute

"Nous partîmes 500 et par un prompt renfort, nous nous vîmes 5000 en arrivant au port". En réalité, c’est plutôt à 2 qu’on est parti…

Tout cela nous ramène 5 mois en arrière, en plein Décembre, avec François,

perchés au dessus des méandres du Lot qui se détachait péniblement du brouillard, au pied des grands murs de St Géry. Amusé par son curieux accoutrement d’homme sandwich, avec 2 planches collées devant et derrière, flanquées d’un immense autocollant eb. "Emmène de la Bière", "Etoile Boréale", "Equarrissage Bovin", "Envoyez le Bouzin", "Encore une Bouse"…bref, autant de questions auxquelles il me répondit simplement
- ben eb quoi ! La marque qui fait les chaussons que t’as aux pieds…je n’avais effectivement pas fait le rapprochement, encore tout retourné et ébloui par sa démonstration d’aisance et de maîtrise dans la baston à la maison 8b+.
- Ca va faire plaisir à ton sponsor, un 8b+, perdu dans le lot, pour un rescapé de la guerre de 14-18, c’est la classe. Ca se bouscule pas au portillon et ça change des mutants pré-pubères qui randonnent les 9a en Espagne, lui lançais-je, admiratif.
- Ben ouais, mais comment je lui dis moi que je suis le champion du monde des vétérans ? J’ai oublié de convoquer l’Equipe pour un reportage photo, répondit-il, interrogatif.
- Pas besoin ! A l’heure du web, je t’écris 3 pauvres lignes à l’arrach et d’un clic ta tronche marquée eb au fer rouge est accessible à des millions de personnes…encore mieux qu’une photo dans Grimper…
- Chiche ? Tope là et reprend un gâteau, je les ai piqué à ma fille avant de partir…père indigne !
Et l’histoire de lacuvette démarra. Aujourd'hui c'est plus de 5000 visiteurs au rythme de 30 par jour (toujours le même ?) qui se sont pris en pleine face les 2 lettres mythiques, eb, qui font ta grâce et ta force et aussi un peu la mienne (enfin si on peut parler de force me concernant).

En guise de reconnaissance, eb offre 5000 paires de volwerines evolution ainsi qu’une photo dédicacée de François aux 5000 prochains internautes laissant un message sur lacuvette d’ici la fin du mois.
Et pour fêter l’évènement, Planète-Bloc, THE salle de bloc de lacuvette, partenaire de la marque (les grands esprits finissent toujours par se rencontrer...), organise une grande soirée « eb generation » et offre 15% de réduction pour tout abonnement, sur simple présentation d’une impression de ce post. L’occasion faisant le larron, j’en profite pour partager mes impressions sur ces fameux volwerines evolution, que m’a finalement généreusement cédés Monsieur eb.
Coté look, c’est sobre, avec une couleur crème, un poil salissante, surtout pour des habitués de la poussière des bennes Lely des Vouillants. Le logo n’est pas le dernier de la marque…mais c’est pas grave, je trouve l’ancien plus esthétique. Sous la semelle le sticker ne fera pas long feu, du coup dommage, la foule de spectateurs située au pied des voies ne pourra bientôt plus lire eb, vu de dessous, contrairement à l’incrustation du précédent modèle. Même verdict pour l’autocollant wolverine sur le coté, au 2eme chaussage, il a disparu, y’a donc moyen de faire de d'améliorer la rentabilité en le supprimant.
Avant de parler technique, commençons par planter le décor. Sachez que j’ai un pied légèrement plus fort que l’autre, et que le plus fin est parfaitement épilé. Les deux sont parfaitement à l’aise dans les dalles des Lames alors qu’ils sont complètement à la ramasse à plat, sur de pauvres colos (pléonasme, cela va de soit).
Par rapport à son prédécesseur, l’evolution est plus large et la pointure semble légèrement plus grande (j'ai pris une pointure en moins que pour mes parfaits mocassins cirés du boulot). Du coup, mon pied fin épilé flotte un peu alors que mon pied le plus fort (quand même beaucoup plus fort et plus boudiné) a toujours du mal à serrer le scratch inférieur dans sa totalité…qu’importe car ce dernier est solide. La bonne surprise au chaussage est bizarrement le confort auquel je n’étais pas habitué. La languette molletonnée procure toujours cette sensation de douceur avec en bonus plus de douleur aux extrémités : fini l’impossibilité de les conserver plus de 3s au pied et l’obligation d’avoir les pieds rentrés de 45° vers l’intérieur pour limiter les souffrances. L’étonnement continue dès la toute première voie. Au premier placement, les sensations et la précision sont là…incroyable…mais j’en viens presqu’à regretter l’ancien modèle, qu’il fallait apprivoiser pour en tirer toute la puissance. Avant il fallait 4 ou 5 séances pour enfin commencer à envisager de taper un essai serein dans un projet…dire que ma première paire j’ai failli la jeter lors de la première sortie, tellement je n'arrivait plus à grimper avec ces sabots aux pieds. Et puis, à force de persévérance, il y a eu cette révélation aussi surprenant qu'inattendue : ce pied qui colle miraculeusement à la prise alors que personne n’y croyait… Concernant le talon, toujours rien à redire, encore au top. Avant eb, ça ne servait à rien, maintenant c’est une arme pour mes méthodes de sioux !!! La souplesse longitudinale est plus marquée, c’est l’équivalent de ma vielle paire qui a été ressemelée déjà 3 fois…reste donc à voir ce que ça donnera à l’usage et si l’on pourra compter sur une aussi longue espérance de vie…Enfin si monsieur eb m’offre une nouvelle paire dans 6 mois, ça ne sera plus un problème. En torsion, ils paraissent plus rigides, un net progrès, surtout pour mon pied large et poilu qui finissait toujours par tourner un peu à la longue.
En résumé, des wolverines evolution plus accessibles et résolument plus prévisibles pour grimpeurs précis et pressés....mais on pourra regretter la disparition du 2eme effet kiss cool qui ravissaient tant les grimpeurs exigeants, aventuriers et joueurs.
Pour finir, inutile de préciser que certaines affirmations de ce post ne sont que de purs fruits de l'imagination tordue et torturée de lacuvette...

lundi 14 janvier 2008

I'm a Perchman !

Il fut un temps où les mousquetons s'appelaient des Pierre Alain, où les chaussons étaient tous montants et à bouts ronds, où les baudards pesaient 15 kilos et où les grimpeurs, victimes de la mode arboraient fièrement de seyants moule-boules fluos, certains avec en plus un joli bandeau pour tenir leurs cheveux longs (et blonds)....Mais ce qu'il faut surtout retenir, c'est que nous étions de fiers grimpeurs, emplis d'égo et sacrément couillus. Nous passions des séances entières à tenter de monter la corde (de 11mm, pas moins !) au relais d'un projet, agonisant à trouver les méthodes au dessus des points de ces voies que ces put.. d'équipeurs avaient sadiquement engagées. Au prix de vols à répétition, il était courant de terminer discrètement, en laissant un maillon, histoire de définitivement pourrir la séance...
Les temps changeant, les grimpeurs actuels en ayant de moins grosses et surtout le progrès aidant, la solution miracle vit enfin le jour, suite à de multiples congitations avec Ludo et Raymond. Quelques protos plus tard (merci les bouts d'alu et la boite à outils de l'ILL), nous découvrions enfin le Graal.....La perche....qui allait révolutionner l'escalade en nous ouvrant les portes de ces relais jusqu'alors inaccessibles.

Pour clipper et pour rappeler la corde et partir préclippé...du 3eme point

De 7 à 77ans, avec une mention spéciale pour Chnaps et Yves, les plus accros et les plus souvent pris en flagrat délit d'impuissance....
"Grimper sans perche, c'est comme un samedi après midi sans faire les courses à Carrouf, une sortie de ski de rando sans me perdre ou une voie après travail dont je me souviendrai de tous les mouvements : c'est tout simplement inconcevable ! Sans perche je n'ai plus de repère "
...Yves 77 ans
"Sans perche, je n'aurai jamais dépassé le 5+ en tête et j'aurai vraisemblablement mal tourné. Merci lacuvette de m'avoir sorti de l'impasse"
....Chnaps 7ans

Une Pratique transgénérationnelle

Toi aussi, deviens un perchman!
Profite des soldes et passe vite ta commande sur lacuvette
Tu pourras en plus t'en servir pour décapsuler tes bières, remplacer ta télécommande en panne et, si tu ne vis plus chez maman, faire sécher toi même tes supers fringues Prana et E9 sans les froisser !!