C’est ce que je me suis dit fièrement, aux
termes d’une charmante discussion avec le plateau téléphonique de mon assureur
préféré, juste avant que l’on ne m’informe qu’il était trop tard pour prendre
mon appel et qu’il valait mieux rappeler ultérieurement. Les assurances, encore
un grand progrès pour nos civilisations avancées…n’est ce pas Cécile ? Bref,
c’est aussi ce que se dira le lecteur avide de news de LaCuvette, qui se ravira
que le Phénix renaisse enfin. Mais ce lecteur n’étant finalement que celui là
même qui m’accompagne dans mes rares pérégrinations,
que viendrait-il chercher de plus dans cet anarchique alignement d’idées
saugrenues d’un aliéné shooté à la pollution du trou du cul de l’univers
cuvettard ? Surement rien me dis-je, un peu comme quand je m’éclipse, le béret
sur mon crâne dégarni. Sous prétexte d’aller acheter ma baguette, je passe aussi prendre le journal et je m’arrête au
bar pmu du village pour me poser en terrasse, juste pour ne rien faire…un
privilège de l’âge qui vient à qui sait attendre. Feuilleter les pages faits
divers et tomber sur les mésaventures skiesques des sieurs Bertrand et Yves…et
même Mailloch paraitrait-il. Prendre des risques inconsidérés plutôt que de
passer une bonne séance de grimpe par -12° dans les stalactites de Comboire….Bon
rétablissement à eux quand même…La faute à tous ces jeunes cons avec leur GoPro
qui postent des images de rêve partout sur le net. Un autre privilège de l’âge
c’est qu’on devient un vieux con aigri, qui râle tout seul devant son journal.
Comme l’autre jour ou je tombe sur ce FT qui se torche un 8c à plus de 50
balais…mais quel benêt celui là, plutôt que de préserver son capital santé en
buvant une bière en terrasse, voila qu’il se déglingue les tendons et les
articulations. Il aurait pu choisir un truc de vieux, un grand mur de 60m sur
barcasses qui déroule, mais non, monsieur est allé se dégoter un pauvre pan
devers de 45 degrés de 10m de haut, avec des croutes pas plus larges que l’épaisseur
de mon journal, syndrome 50%, 8c.
Je vous jure, faut se prendre un peu de
hauteur pour digérer ce genre d’inepties….et ressortir son casque et sa vielle
corde de rappel pour s’aérer l’esprit et s’oxygéner les neurones au-delà des
rebords de Lacuvette. Quelques très bonnes surprises avec Oliv et Sylvie.
Des superbes cannelures à la Tournette. Un
caillou fantastique sur une très belle face, dans les Koalas, ED-. Mention
spécial à L4, traversée où passer de cannelures en cannelures sera l’occasion de
se mettre plusieurs fois au tas, dans un simple 6c.
Un calcaire presqu’aussi parfait aux Rochers du
midi et ses petites voies de droite….enfin, pour Sylvie, seulement après avoir
finit d’escalader les pentes d’herbes du raccourci « dré » dans le
pentu. Yann Phonie, TD+ et la encore un trav en 6c qui se mérite, surtout sous
le relais, Sylvie étant toujours intarissable sur le sujet…
Et puisqu’on parle de trav, comment ne pas
mentionner l’unique, l’inégalable en son genre, par son tracé et son caillou, Pipeline
TD+ aux Gorges du Gats.
Et pour finir, un poil plus physique mais
parfait pour se ménager la peau des doigts et les articulations en dérouillant ses
vieux muscles, Broken Towers, TD+ au Rocher de l’homme.
Après ces intermèdes, on s’en revient toujours
au Bistrot. S’installer en terrasse, profiter de la vue panoramique. Boire un
coup avec ses vieux potes et parler du temps qui passe,de la météo qui se dérègle, du choix de
winner des ses dernières élections, et surtout du « c’était quand même
vachement mieux avant »…Du coup, j’ai même ressorti de vieux pitons, légue de mes ancêtres, pour en glisser quelques uns par ci par là, histoire d’amuser
la galerie. Le dernier point de Tempus Fugit, joli 6c+ par exemple, rajouté pour
calmer les esprits déjà échauffés par le ramping et l’adhérence en friction du
pas de départ. On discute et on se laisse distraire par Lasse et rêveuse, le
6b+ physique d’échauffe, avant d’aller s’énerver dans quelques ressauts bien plus
teigneux…On n’est pas bien là, à se prélasser peinards en terrasse ?
Pour paraphraser un autre illustre lettré cuvettard, « le plaisir, l’envie d’en découdre, plutôt que d’être affuté comme une lame ». C’est dans cet esprit de joyeux scouts que j’ai retrouvé des vieilles connaissances lotoises…hormis le FT, qui attend l’âge de la retraite pour avoir un boulot les rares fois ou je passe par chez lui. Et bien évidemment c’est encore sur ces traces qu’Yvan me trainera, de force et contre mon gré…pensez donc : Arcambal, 10m de haut, pas une colo ni le moindre trou. Que des croutes et des monos, et une inclinaison qui permet même pas de faire un pipi chute du Niagara du relais. Même Adrien, jeune résineux en puissance avait écourté son séjour de conti catalane pour se frotter à ces sournoises tournoiseries locales. Surement inspiré par la déchéance nonchalante de la grimpe soixantehuitarde des fossiles que nous sommes, il finira par enchainer presque de rage et de désarroi le confit doigts, son premier 8a, dans son parfait anti style.
Pour paraphraser un autre illustre lettré cuvettard, « le plaisir, l’envie d’en découdre, plutôt que d’être affuté comme une lame ». C’est dans cet esprit de joyeux scouts que j’ai retrouvé des vieilles connaissances lotoises…hormis le FT, qui attend l’âge de la retraite pour avoir un boulot les rares fois ou je passe par chez lui. Et bien évidemment c’est encore sur ces traces qu’Yvan me trainera, de force et contre mon gré…pensez donc : Arcambal, 10m de haut, pas une colo ni le moindre trou. Que des croutes et des monos, et une inclinaison qui permet même pas de faire un pipi chute du Niagara du relais. Même Adrien, jeune résineux en puissance avait écourté son séjour de conti catalane pour se frotter à ces sournoises tournoiseries locales. Surement inspiré par la déchéance nonchalante de la grimpe soixantehuitarde des fossiles que nous sommes, il finira par enchainer presque de rage et de désarroi le confit doigts, son premier 8a, dans son parfait anti style.
Yvan, après avoir parfaitement maitrisé le même 8a, s’enquit d’un très beau premier essai dans la poussée d’Archi m’aide 7c+, en tombant à 2 prises du bac final.
Concernant ma surcharge croupiale, bien visible sur les photos, elle aura eu la vertu de peser sur la gomme de mes EB antédiluviens pour leur conférer une adhérence inconnue du commun des mortels. Ce qui me permit, par le plus grand des miracles de plier sans coup férir, mais en faisant coup sur coup bien rire mes partenaires, avec ce subtil mélange de danseuse et de sumo, la tension décore 7b+ et la poussée 7c+
coup de faiblesse from Lacuvette on Vimeo.
Allez, pour ceux qui ont su attendre jusqu’à là, je paye ma tournée…et avec un double Pepsi pour Yvan et Cécile (elle est tellement pourrie cette dernière vanne qu’il est dommage qu’il n’y ait qu’eux pour la comprendre…)

.jpg)


