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jeudi 1 mai 2014

Tout vient à point

C’est ce que je me suis dit fièrement, aux termes d’une charmante discussion avec le plateau téléphonique de mon assureur préféré, juste avant que l’on ne m’informe qu’il était trop tard pour prendre mon appel et qu’il valait mieux rappeler ultérieurement. Les assurances, encore un grand progrès pour nos civilisations avancées…n’est ce pas Cécile ? Bref, c’est aussi ce que se dira le lecteur avide de news de LaCuvette, qui se ravira que le Phénix renaisse enfin. Mais ce lecteur n’étant finalement que celui là même qui m’accompagne dans  mes rares pérégrinations, que viendrait-il chercher de plus dans cet anarchique alignement d’idées saugrenues d’un aliéné shooté à la pollution du trou du cul de l’univers cuvettard ? Surement rien me dis-je, un peu comme quand je m’éclipse, le béret sur mon crâne dégarni. Sous prétexte d’aller acheter ma baguette,  je passe aussi prendre le journal et je m’arrête au bar pmu du village pour me poser en terrasse, juste pour ne rien faire…un privilège de l’âge qui vient à qui sait attendre. Feuilleter les pages faits divers et tomber sur les mésaventures skiesques des sieurs Bertrand et Yves…et même Mailloch paraitrait-il. Prendre des risques inconsidérés plutôt que de passer une bonne séance de grimpe par -12° dans les stalactites de Comboire….Bon rétablissement à eux quand même…La faute à tous ces jeunes cons avec leur GoPro qui postent des images de rêve partout sur le net. Un autre privilège de l’âge c’est qu’on devient un vieux con aigri, qui râle tout seul devant son journal. Comme l’autre jour ou je tombe sur ce FT qui se torche un 8c à plus de 50 balais…mais quel benêt celui là, plutôt que de préserver son capital santé en buvant une bière en terrasse, voila qu’il se déglingue les tendons et les articulations. Il aurait pu choisir un truc de vieux, un grand mur de 60m sur barcasses qui déroule, mais non, monsieur est allé se dégoter un pauvre pan devers de 45 degrés de 10m de haut, avec des croutes pas plus larges que l’épaisseur de mon journal, syndrome 50%, 8c.
Je vous jure, faut se prendre un peu de hauteur pour digérer ce genre d’inepties….et ressortir son casque et sa vielle corde de rappel pour s’aérer l’esprit et s’oxygéner les neurones au-delà des rebords de Lacuvette. Quelques très bonnes surprises avec Oliv et Sylvie.
Des superbes cannelures à la Tournette. Un caillou fantastique sur une très belle face, dans les Koalas, ED-. Mention spécial à L4, traversée où passer de cannelures en cannelures sera l’occasion de se mettre plusieurs fois au tas, dans un simple 6c.
Un calcaire presqu’aussi parfait aux Rochers du midi et ses petites voies de droite….enfin, pour Sylvie, seulement après avoir finit d’escalader les pentes d’herbes du raccourci « dré » dans le pentu. Yann Phonie, TD+ et la encore un trav en 6c qui se mérite, surtout sous le relais, Sylvie étant toujours intarissable sur le sujet…
Et puisqu’on parle de trav, comment ne pas mentionner l’unique, l’inégalable en son genre, par son tracé et son caillou, Pipeline TD+ aux Gorges du Gats.
Et pour finir, un poil plus physique mais parfait pour se ménager la peau des doigts et les articulations en dérouillant ses vieux muscles, Broken Towers, TD+ au Rocher de l’homme.
Après ces intermèdes, on s’en revient toujours au Bistrot. S’installer en terrasse, profiter de la vue panoramique. Boire un coup avec ses vieux potes et parler  du temps qui passe,de la météo qui se dérègle, du choix de winner des ses dernières élections, et surtout du « c’était quand même vachement mieux avant »…Du coup, j’ai même ressorti de vieux pitons, légue de mes ancêtres, pour en glisser quelques uns par ci par là, histoire d’amuser la galerie. Le dernier point de Tempus Fugit, joli 6c+ par exemple, rajouté pour calmer les esprits déjà échauffés par le ramping et l’adhérence en friction du pas de départ. On discute et on se laisse distraire par Lasse et rêveuse, le 6b+ physique d’échauffe, avant d’aller s’énerver dans quelques ressauts bien plus teigneux…On n’est pas bien là, à se prélasser peinards en terrasse ?
Pour paraphraser un autre illustre lettré cuvettard, « le plaisir, l’envie d’en découdre,  plutôt que d’être affuté comme une lame ». C’est dans cet esprit de joyeux scouts que j’ai retrouvé des vieilles connaissances lotoises…hormis le FT, qui attend l’âge de la retraite pour avoir un boulot les rares fois ou je passe par chez lui. Et bien évidemment c’est encore sur ces traces qu’Yvan me trainera, de force et contre mon gré…pensez donc : Arcambal, 10m de haut, pas une colo ni  le moindre trou. Que des croutes et des monos, et une inclinaison qui permet même pas de faire un pipi chute du Niagara du relais. Même Adrien, jeune résineux en puissance avait écourté son séjour de conti catalane pour se frotter à ces sournoises tournoiseries locales. Surement inspiré par la déchéance nonchalante de la grimpe soixantehuitarde des fossiles que nous sommes, il finira par enchainer presque de rage et de désarroi le confit doigts, son premier 8a, dans son parfait anti style. 

Yvan, après avoir parfaitement maitrisé le même 8a, s’enquit d’un très beau premier essai dans la poussée d’Archi m’aide 7c+, en tombant à 2 prises du bac final.

Concernant ma surcharge croupiale, bien visible sur les photos, elle aura eu la vertu de peser sur la gomme de mes EB antédiluviens pour leur conférer une adhérence inconnue du commun des mortels. Ce qui me permit, par le plus grand des miracles de plier sans coup férir, mais en faisant coup sur coup bien rire mes partenaires, avec ce subtil mélange de danseuse et de sumo, la tension décore 7b+ et la poussée 7c+
Et pour finir, un tit clin d'oeil au Schnappi qui est repassé par là et qui en est retourné dans la forêt. Pas de panique, il a toujours pas investi dans une nouvelle polaire, il ne s'est toujours pas mis à la pose de pied (pire, il cherche un modèle sans talon, pour moitié prix), et il s'est trouvé une charmante brunette à barbe en coloc Bellifontaine

coup de faiblesse from Lacuvette on Vimeo.

Allez, pour ceux qui ont su attendre jusqu’à là, je paye ma tournée…et avec un double Pepsi pour Yvan et Cécile (elle est tellement pourrie cette dernière vanne qu’il est dommage qu’il n’y ait qu’eux pour la comprendre…)

samedi 29 décembre 2012

Y'a du soleil

Et des nanas, laladirladada, on va s’en fourrer jusque là…Du calme quand même, surtout pour tous ces mâles testosteronés qui croupissent au fin fond d’une salle résinée depuis le début de l’hiver. Le bus rempli de l’intégralité des bombasses de l’ile de la tentation, ce n’est pas encore pour tout de suite… Pour l’instant, y’a juste Sylvie. C’est la seule que j’ai réussi à convaincre de sortir par -6°C au fond de Lacuvette et 5cm de neige de partout. Comme par hasard, tous les cuvettards répondaient aux abonnés absents. Tans pis pour eux, ils ont raté le petit stage de trappeur canadien pour gagner le pied de la sympathique et toujours praticable petite falaise de Tamée coté court, valeur sure en cette période cataclysmique. 
Un petit réveil des doigts dans la jolie dalle d’Hey Joe, 6b+ technique sur du gris bien travaillé, puis dans sa voisine de gauche du même style, Juke box hero, 7a/a+ bien bloc et bien sympathique.
Au tour ensuite des gros muscles de se réchauffer sous l’ardeur hivernale du soleil rasant, dans le très physique et court Cage aux Oiseaux 7a, puis dans sa voisine de droite, So far away, 7b+. Une traversée déversante physico technique atypique et instructive…
En somme, un vrai bon holdup up météo comme on devrait en faire plus souvent… et dire qu’aucun cuvettard n’avait misé un copeck dans l’issue heureuse de cette aventure.
Le dérèglement climatique serait un des principaux signes annonciateurs de la fin du monde.  Avec 15°C d’amplitude en quelques jours et une mousson aussi subite que catastrophique, on eut tôt fait de faire le rapprochement. Il fallut du coup exhausser rapidement nos dernières volontés. Alors forcément, on est retourné à Espace Comboire, avec Sylvie, Sylvain et Steph, pour gouter une dernière fois à tous ces bons morceaux de notre histoire cuvettarde.
Le parfait crépi des Araignées ne dorment jamais, exceptionnel 6c+, la dalle technique et engagée des Amants du capricorne, 6c+,
l’inconfort et l’angoisse du dièdre d’High glandeur, 7a, la variété et la beauté de Mourir pour ses idées, 7a+, la référence incontournable que le monde entier nous envie, le 7b de L’arme à l’œil,
et enfin le summum du serrage de croutes d’A titre costume, 7c+
J’étais fin prêt…de toute manière Dieu nous avait quitté et il ne pouvait en être autrement. Le 21 Décembre 2012, à 12h12, je prenais ma dernière inspiration, mon cœur battait pour la dernière fois…Puis, 12h12 et 12s, contre toute attente, mon souffle repris, mon cœur redémarra, et l’influx sanguin de nouveau me traversa. J’avais survécu à la fin du monde ! Comme Rambo qui s’extirpa des Viêt-Cong, comme Bertrand qui les niqua tous dans Koh-Lantha, ou comme Flipper le dauphin qui triompha des hommes. Cette victoire je la devais bien a Dieu…instinctivement, je chaussais une paire de nastases et un survet blanc pour un footing, et après 3 grand écarts facials sans échauffement et je partais dormir nu dans un duvet en plume dans un van garé sur le parking d’Espace Comboire.
Mais il me fallait surtout de nouveau retourner dans de la bonne vieille dallouze. Et là, rien de tel qu’un coup de fil à Iaki, parfait disciple très pratiquant. Rendez-vous sur son lieu de culte préféré, à St Sulpice, petite falaise perchée et perdue sur les hauteurs de la vallée de Celé.
En guise d’introit, un retournement de doigts à froid avec Cécile dans la solitaire 7a bien technique aux drôles d’excroissances rajoutées
et pour lui dans l’ultra bloc St sulpiciens 7a aussi.


Un passage rapide dans un projet coloré et invaincu, particulièrement physique
pour enfin attaquer le gloria de l’arquouille qui couine et des pieds qui fument : des cons tractent, décontracte, 7c et surement ce qui se fait de mieux dans le genre par ici... Un grand moment, un hommage sublime à notre défunt Dieu disparu, avec le style élancé et fluide, quasiment félin d’Iaki.


Et une procession bien plus pachydermique et incertaine me concernant.... mais comme c’est avant tout le résultat qui compte…
En y réfléchissant, il nous reste un autre Dieu, bien vivant celui-ci, FT. Je lui fis part de mes aspirations. De la dalle, pas trop physique, de quoi reprendre tranquillement et ménager mon vieux coude déjà bien fatigué. Et dans sa miséricorde et sa grande bonté, il me conduisit au pied d’un bon gros ventre jaune et gris. Des faux airs du surfait Margalef mais quand même encore bien loin de notre majeure Lolette cuvettarde : Saint Gery, secteur Rocher pointu. 10m de haut, des trous qui broutent, des gros mouvements, un réta et des pieds qu’on peut laisser à la maison…encore une fois, j’avais été entendu.
Merci mon FT pour ce talon physique qui a bien failli m’arracher l’adducteur dans l’Affaire Claire string 7b+ et dans ce fourrage de trou douloureux qui aurait pu me couter un doigt dans le croisé torride de St Gérienne ou vaginale 7c. Même tarif surement pour quelques autres acolytes locaux. La réincarnation du dieu Ondra dans le Lot, Olivier en proie avec son très esthétique projet Mauvaise Grèce 7c+/8a.

Ou encore le seul spécimen connu (avec Nico notre PBmaster), capable de faire du 8b en babouches Queschua, Benoit, qui profite de sa semaine de repos pour visiter  la raie glisse, c'est bon 8a+ et la théorie du gang bang, probable 8b, avec les méthodes du protecteur FT.

Avec des noms de voies pareils, je vous laisse imaginer la tête des quatre jeunes grimpeuses belges venues découvrir le secteur quand FT leur montra les voies, en insistant lourdement : alors ici c’est la femme fontaine, belle et pas farouche (8a). Là on peut se faire la théorie du gang bang (8b ?), ou encore là, dans la ligne de trous, c’est St Gerienne ou vaginale (7c), mais c’est à vous de me dire ce que vous préférez…
De fort belles journées post apocalyptiques.
Le temps est maintenant à la reconstruction…et finalement…si on se remettait à grimper en 2013 ? 

lundi 21 novembre 2011

C'est la fête

C’est comme ça qu’on arrive à passer le temps, en ces journées de novembre où le soleil et la lumière du jour nous font tristement défaut et où le froid nous congèle le moral. C’est bientôt les fêtes s’entendons dire, pour meubler les conversions…
Fête de la FA, First Ascent, pour les hypes, avec mon FT pour commencer qui fait siennes les bonnes conditions de ce mois de Novembre et enchaine Sister mort fine, 8b+ au secteur Gymnase de Caudon.

Et comme il entraine toujours dans ses malheurs son bon vieux Michou, ce dernier se met aussi à la grimpe à l’envers et tente  Périgord Stravinski 7c et visiblement aussi très déversant.
Un immense porche qui n’a rien à envier aux photos qui tournent en boucle sur le net, pub pour un roctrip exotique dans un pays qui laisse exploiter ses falaises par les grimpeurs pour mieux pouvoir s’enrichir sur leur dette étatique…
FA toujours, à St Ange, avec Quentin, l’homme qui sert les croutes comme moi je descends les tablettes de chocolats quand je suis tout seul le samedi soir devant mon poste de télé…avec l’âme Slave 8c+. Il pique aussi au nez et à la barbe d’Eric M, la FA de sa voie au secteur résurgence des Saillants, le pays de merveilles et confirme que pour pénétrer dans ce pays, il faudra bien compter un bon 8a+. Il nous sort aussi, enfin surtout pour Nico et Schnappi, une méthode avec le talon stat et rando pour les moins de 2m10 d’envergure. Quelques jours plus tard Eric viendra aussi à bout du même pays, mais sans le talon, tandis qu’un certain Scal a du, si j’en juge par la facilité à laquelle je l’ai vu monter les paires à l’échauff, s’adjuger la FA de dure et tique, le dernier 8a du bas.
FA encore, sur l’autre rebord de LaCuvette. A Arbin, qui même avec un espèce d’éboulis spité en guise de départ de voies, commence à attirer du monde.

Nico L coche sa dernière, un con trop loin, 8a+ ou 8b, l’avenir nous le dira sous le regard de Luca, qui, en voisin curieux viendra s’offrir quelques jolies croix comme juste récompense de la longue marche d’approche du secteur. Dans l’esprit, pour faire comme Sylvain, il essaie de se la jouer Star Trique 8a, domaine de prédilection du Man qui enchaîne rapidement, bien mieux que lorsque je l’avais croisé dans une voie de circonstance Lèvres de feu 7b mythique de Comboire.



Luca qui, à domicile, réalise peut-etre lui aussi sa prémière, en libérant une voie oubliée de tous du secteur DT à St Pan, surtout depuis que Tétard occupe le devant de la scène, St Panzodrome qu’il propose à 7c…avis aux aventuriers…
Fête du slip bien sur, ce qu’on espère tous pour notre Sylvain, s’il l’on se fit au nombre d’excuses foireuses de ces derniers temps pour se défiler les samedi matins…Même s’il a fait illusion ce samedi. Avec des cernes qui trainaient par terre, il en monté assurer JY, à St Ange, dans la plus belle des voies «humaines» du secteur, le maillon du dernier outrage, 7c, homogène et bien rési.

Fête du grand n’importe quoi, avec Oliv. Fin Novembre et nous voilà à grimper dans un secteur qui ne
voit jamais le soleil, et pire, dans des voies de conti. La vie est parfois injuste, même si  la Balme, quand ça colle et surtout sans les balmeux, en deviendrait presque…symphatique. Après sa rouste dans Cathédrale, Oliv ne fait que 2 bons repos dans le trou du coucou, long et physique 7b+ trois étoiles sur la gauche de la falaise.
Je profite de notre présence dans ce secteur pour régler son compte à la très peu faite Arlette 7c, seule voie pas conti et à doigts de la Balme…aucune colonne à serrer, presque de la dalle, une bonne surprise donc pour cette voie atypique de plusieurs sections variées, entrecoupés de bon repos. Dans l’euphorie, j’enchaine sur Orange mécanique, un 7c+ beaucoup plus classique mais pas vraiment plus beau. Comme le film, on en ressort un peu perturbé…une longue marche d’approche monotone qui déroule mais qui entame, un pas de bloc désagréable et morpho aux deux tiers pour passer le bombé et une fin sur trous et colos avec repos à tous les étages…Et pour finir par une valeur sure, une visite annuelle, histoire de bien vérifier qu’il est toujours impossible de faire plus de 2 mouv de suite dans Halloween, 8a bien rat….de quoi se convaincre de raviver une histoire torride avec ma poutre. Comme dirais Sylvain « attends qu’on rentre à la maison…ça va être ta fête !»…même si je ne suis pas tout à fait sûr qu’on parle du même type de poutre…

dimanche 6 novembre 2011

Ouverture

Du bal, de la saison, de la chasse…autant d’expressions seyant à merveille au microcosme cuvettard. Ouverture tout court peut-être pour Sylvain, notre Jean-Claude Dus à nous si l’on en juge par le nombre de samedi matins séchés ces derniers temps ou par les deux séances de rési avec Oliv annulées au dernier moment sans plus d’explication...
Un autre type d’ouverture, déjà plus ancienne, pour Nico L. et son Alloix Akbar, 8a de la cascade d’Alloix. Non content de s’être fait piquer la FA par un certain Eric M, voilà qu’il laisse aussi s’échapper la première répétition puisque Luca, toujours en forme, en est venu à bout bien rapidement.
Avec le changement d’heure, le soleil se fait plus matinal. Les feuilles ont finit de se colorer et viennent tapisser les marches d’approche de milles couleurs. Les cloches des chiens de chasses en rut font écho au cliquetis des mousquetons. La saison a bel et bien commencé, les vires commencent à se peupler, dès le petit jour. Les croix tombent avec Schnappi de retour pour quelques jours qui traquenarde Martin à Ludo’s beach pour plier en 2deux petits essais Dosadi, un 8a court et physique. Sur ce même marchepied suspendu, Luca et JY apprivoisent timidement le style en reconnaissant les plats du zéro et l’infini, 7b+.
 
Oliv et Bruno, s’essayent au reta rédoutable d' Aerobut, 7c
pendant que j'accompagne  Eric M, avec la méthode du faible qui clippe pas, parce qu’il peut pas lâcher une main sur les plats, qui en finit avec Abus de conscience 8a, sur plats donc, surprenant et bien rési.
La vire d’Espace Comboire reprend aussi vie. Même les dinausaures comme  Maurinus sont venus redécouvrir le secteur sidi en enchainant, après le coup fil à Tata pour s’enquérir de la méthode de faible, par la droite, pour  A prendre ou à lécher 8a et rare voie dont FT aurait aimé trouver le nom. Schnappi, lui, n’a que faire de la méthode du faible et s’acharne tout droit…c’est sur, c’est beau, c’est fort…mais ça n’enchaine pas…encore !!
Ouverture encore, pour le FT cette fois-ci qui a ressorti le perfo du placard après quelques mois d’abstinence. Le petit secteur de Roc de d’Arène a vu fleurir, parmi ses jolis trous et ses colos toutes neuves, pas moins de six nouvelles lignes. Une falaise cachée par des chênes nains, des relais qui se clippent à la perche, il n’en fallait pas plus pour le FT perde le sens des réalités et fasse venir de plus de 800km, deux cuvettards pour tester le concept. Accompagné de l’inévitable Michou,
nous voilà avec Eric G. à ramer pour enchainer deux des voies les plus faciles, L’émoi passe, bien à doigt et Pas sage sous tes reins, bien dynamique et bien ample, toutes deux 7b.
Dans le même temps FT gaine tout se qu’il peut pour retenir le balan du Bas blesse, 7c rien que ça,
 avant de nous envoyer à la rouste dans Devers gondé, 7b+ ultra forçu sur 3 inverses qui font vraiment pas rire et de se finir dans une de ces innombrables voies dont je n'ai pas retenu le nom, qui ne ressemblent à rien et qui s'avèrent inévitablement être les plus belles du monde
Ouverture de la chasse, et nous voilà de nouveaux à taquiner la galinette cendrée à la DJ.
Un bon prétexte pour aller travailler nos points faibles. Bruno se met à forcer et à broyer le pas de bloc en deux petits essais seulement d'Hypericum perforatum 7b+.
Luca tente de se mettre à la grimpe 3D, avec les très atypiques aventuriers de la grande arche perdue 7c+
et le sumo ne sait plus quoi faire avec ses genoux qui n'arrivent pas à se mettre dans le mauvais sens et ses foutous abdos qu’il n’a toujours pas trouvés, pour espérer pouvoir garder les pieds collés au caillou, dans la dernière croisade, superbe proue déversante en 8a
Retour des premières collantes et ouverture de la saison de bloc pour les acharnés de Rioup, Alban en tête…du jeune qui n'en veut et déjà du vrai cuvettard chauvinisme spirit qui n’hésite pas à placer son jardin au même niveau que Bishop, Magic wood ou Rockland…et un grand bravo pour la première répétition du clash, 8b+ de Juju Nadiras au secteur de la Chapelle.
Et avant la fermeture de ce post, une pensée pour celui qui pourrait être notre grand père à tous, Yves, qui se la coule douce pour cause de petite blessure à l'épaule...une bon prétexte pour enfin gouter aux privilèges de l'âge que sont le bridge, le scrabble, le thé dansant, sans oublier bien sur, les apres-midis Derrick et questions pour un champion...Mais prends garde, les bonnes choses ont toujours une fin, et il va bientôt falloir de nouveau te lever aux aurores les samedi pluvieux, pour suivre contre ton grès, des grimpeurs que tu regrettes avoir rencontrés, au pied de falaises dont tu préférerais ignorer l'existence...