Star Trique, 8a, toutes deux au 1ere essai, ainsi que Teube raideur 7b+ et 2000 vieux sous mémère 7b flash. Tant d’évocations à réveiller bien des ardeurs… mais comme ceci ne les regarde pas non plus, aucun d’eux ne suggérera à Sylvain de venir puiser ici un peu d’inspiration…
Coté croix encore, aux Saillants, avec JY qui règle son compte de fort belle manière à Espèce d’espace. Un 7c de pure conti et aussi et surtout, bête noir de nombreux et néanmoins très honorables cuvettards, dont nous censurerons le nom, par respect pour eux.
Il confirme aussi la méthode défrichée par tout un défilé de profs, guides, instits et autres parasites qui grimpent en semaine et que nous envions tous, qui se sont acharnés ici ces semaines passées. Une méthode directe, plus rapide et bien plus efficace que toutes les autres alternatives imaginables, par la droite…Victimes de l’émulation, on a pu voir Bertrand et Bruno en flagrant délit de bourrinage dans l’autre voie incontournable du secteur, le trou du crux, 7c+.
Même si pour l’instant ils s’autorisent encore quelques arrangement avec le cheminement de la voie, l’initiative est louable et l’effort réel…même Yves en perdit ses repères, au point de refaire du à vue, d’abord dans la marche d’approche puis dans la dame de pique, un superbe 6b+, qu’il a du faire une bonne centaine de fois dans sa longue carrière de grimpeurs émérite.
Quant à Sylvain, bien fatigué…mais comme ceci ne nous regarde pas… il grimpe en second pour, dixit « une bonne journée de moule », dans la très vite oubliable Ere conditionnée 7a+, très, voir trop court. Mais comme il le rajoutait à fort juste titre surement « la journée est loin d’être finie »…
Que dalle, nada, ketchi, peau de zob…autant de connotations rudes, difficiles, signifiant le vide et la difficulté à trouver la moindre petite chose à se mettre sous la dent. Et pourtant, quand ça peut pas grimper…il y a une solution radicale…le DTS. Prenez un profil à faire pâlir les grimpeurs du monde entier, mettez y une qualité de caillou à les faire tous fuir, truffez le de petits coups de perfo bien placés et voilà une arène au vrai, pur, bourrinage. De quoi choper de la conti pour le restant de votre vie de grimpeur…Et n’allez pas croire que ce soit réservé uniquement à des mâles testostéronés puisque la dernière étape du DTS tour, à l’usine à Voreppe, fut remportée de main de maitre, ou plutôt de piolets de maitresse, par Stéphanie Maureau.
Ah non…je vous vois venir avec votre «la conti c’est un truc de fille »…mais alors comment expliquer tous ces grimpeurs velus que j’ai vu dans Espèce d’espace récemment ?
Que dalle disions nous, comme dans ces grands murs lisses, chers à ces grimpeurs d’une autre époque. Masos surement puisqu’ils vibraient pour des pieds qui fument, des mollets qui explosent, des doigts qui arquent, des adducteurs qui se déchirent et des torses rabotés pour cause de zippettes impromptues…Sados en plus, par ce qu’ils en redemandent ! Alors même que le secteur reste abandonné des jeunes générations, avec Bruno, nous retournions à St Egrève trouver sa très belle et compacte paroi de Babylone. Un morceau d’histoire cuvettarde avec quelques uns de ses premiers 7 et surement deux de nos plus beaux 6c, viol du cygne et In shalla…ce que ne purent contredire Sylvain et JY, aucun eux ne parvenant à atteindre le relais de la dernière.
Un style qui ne se laisse pas faire donc, puisque Bruno a du compter deux bonnes séances, pour ramper avec élégance dans l’intégralité de la grande ligne technique de traitement surface 7b.
Le vrai cuvettard ne s’y trompe pas et c’est ainsi qu’on y retrouve Luca qui croite dans le pur style tremblotant et improbable, Psychédélique Jungle 7c.
Ses compères du jour, Richard, JB et Jodie découvrent tour à tour, Euréka et
Bobtail frénétique, deux purs 7c+ en dalle comme on n’en fait plus,
ainsi que le très très retors couscous clou, 7b.
qui enchaine les 3 8b+ de Têtard Park : Grenouillette, Les pères chartreux et Pavillon 36. Et comme il n’a plus rien à y faire, le voilà pris d’envies d’ailleurs…pour la première fois et après plus d’1h de bartassage, je l’aperçus à la DJ, pour une découverte de son escalade unique, dans Eternal caravan, le 8a classique et à faire de la petite DJ. Et comment ne pas aussi souligner sa perf à vue dans le dalle de 3m de Phildar au Petit désert, Tu l’as voulu, tu l’as eu, un 7c sur-court et encore plus lisse que mon torse fraichement épilé. Charlie et Phildar…une histoire d’amour de la nouvelle génération cuvettarde, que
Enfin, disponible dans toutes les bonnes crèmeries et accessoirement auprès de Tata pour ceux qui ne fricotte pas avec la crémière. 400 pages de couleurs avec des secteurs entiers où l’on se sent un peu comme à la maison, en train de feuilleter l’album de famille : quasiment chaque membre du team LaCuvette a son heure de gloire, avec des photos de belle facture, sur des sites phares et que le monde entier nous envie tels que Lolette, StAupre, Voreppe….y’a même l’un d’entre nous en couverture aux Vouillants !! Mention spéciale à Sylvain qu’on doit voir une page sur deux en train de forcer dans une des classiques de LaCuvette, de quoi lui assurer un nombre conséquent d’admiratrices en furie lors de ses prochaines venues dans les lieux les plus hypes de la ville…