La rime sonnait déjà parfaitement bien. L’écho des sonorités se répondant à merveille ne pouvait présager que de plus amples similitudes. Il fallait pousser l’investigation et profiter du chaleureux accueil du maitre incontesté des lieux, François Tournois, pour laisser nos sens vagabonder et se délecter du plaisir de la découverte.
Autoire….Espace Comboire. une harmonie, une symbiose qui allait se révéler être une évidence…
Le paysage d’abord, à contempler, dans les deux cas, depuis de petites vires surplombant la vallée, dominant un vaste horizon de collines verdoyantes ici, et l’immensité des chaines montagneuses enneigées d’où émerge fièrement au loin le Mont Blanc là bas. En contrebas, des vestiges d’architecture qui marqueront notre histoire, un village fait des vieilles maisons paysannes magnifiquement restaurées, des pigeonniers carrés et de somptueux manoirs, et de l’autre coté un gargantuesque complexe commercial grouillant d’activités et témoin d’une urbanisation galopante et mal maitrisée. Des bruits qui bercent les plus sensibles des oreilles, le clapotis de la cascade qui creuse depuis l’éternité le Causse jusqu’à se jeter du haut de ses 30m au pied du village, contre la rumeur plus constante et rassurante de cette chère Rocade Sud qui nous octroie le privilège d’entasser des milliers de vacanciers pollueurs.
La falaise ensuite, avec ces murs qui ont eu la bonne idée de concentrer l’essence même et la richesse de la grimpe en se contentant de profils généreux, légèrement déversant et qui jamais ne sombrent dans le travers des grands murs de conti ennuyeux et sans saveurs. 25m max, même si à Espace comboire on atteind quelques fois les 35m dans les nouvelles dalles du secteur extrême gauche. La palme des voies dont le relais est clippable du sol avec la perche revient à Autoire et ces premières voies sous l’escalier !! (la première reste à faire dans lacuvette, avis aux précurseurs…). Ici le temps a modelé un grain subtil et disséminé à bon escient de vraies draperies, des colonettes géantes noires et jaunes…comme ces superbes crêtes de dinosaure des très sympas Diable en rit encore 7a+ et Panique à topo city 7b+….rien à voir avec nos pauvres colos bleues gluantes et sans adhérence du Vercors.
De belles couleurs strient les murs plus récents, amoureusement défrichés par Patrick, qui fut là bien avant tout le monde, et nous offre par exemple un très a doigts Saut d’homme et Go more 7a. A Espace, le gris reste de rigueur, judicieusement sculpté et croustillant, même si quelques rares colos fines ajoutent ici et là une touche d’exotisme !
Partout, les voies sont exaltées tant elles offrent complexité et intensité. L’effort à fournir est à l’image du volume sonore des râles agonisants du Spielberg local Iaki (ici son dernier court métrage), dans Huile de coude 7b+.
Toute la sagesse de Francois a permis d’accoucher ici du paroxysme des mouvements impossibles, comme par exemple dans Le pastaga de la tolérance 7b+, où un pauvre morceau de colo intenable (…lapalissade, pour un cuvettard) se mue, grâce un alambiqué coincement du genou opposé venant délicatement compresser la main contre le bord désespérément lisse de la colo, en un délicieux bac, duquel le jeté suivant devient finalement un jeu d’enfant.
L’analogie ne pouvait être complète, et j’allais bien finir pour trouver une divergence, comme ce ricard, qui finit toujours par troubler l’eau, et que je sirote tranquillement en terrasse. En fait, ici, le temps s’est ralenti, la foule ne se masse pas au pied des voies, personne ne s’épie ni se jauge. Chacun est là pour partager des moments privilégiés, profitant du calme de la nature et de la sérénité des lieux. Comme ces quelques instants passés à St Géry avec Francois,
L’analogie ne pouvait être complète, et j’allais bien finir pour trouver une divergence, comme ce ricard, qui finit toujours par troubler l’eau, et que je sirote tranquillement en terrasse. En fait, ici, le temps s’est ralenti, la foule ne se masse pas au pied des voies, personne ne s’épie ni se jauge. Chacun est là pour partager des moments privilégiés, profitant du calme de la nature et de la sérénité des lieux. Comme ces quelques instants passés à St Géry avec Francois,
qui, après avoir randonné le Non pour le oui, 7c+ dans lequel je me suis usé en essais, s’est essayé à la belle ligne du 8b, Oui pour le non.
Ses genoux montés à l’envers m’ont humilié par leur aisance à se contorsionner, offrant une multitude de lolottes douloureuses et contre-natures pour le reste des grimpeurs normalement constitués.
Enfin, règne ici plus qu'ailleurs, une ambiance qui me ramene à mes joies et mes souvenirs d’enfant, autour du feu de camps de la colo de l’été, où tout le monde il est gentil, où l’on ne pense qu’à s’amuser en se jurant que l’on s’aime tous et que l’on ne s’oubliera jamais…merci François, Sosso, Iaki, Steph, JP, Nico, Paupof et Noëlle…





