Chaque année à la même époque, le temps est aux sages résolutions. Comme si ce court répit, ce peu de vacances passées à cagnarder, devait nous faire culpabiliser. Trop habitués à notre dur labeur quotidien, se relâcher deviendrait une sorte aberration perverse à laquelle il conviendrait de ne point s’habituer. C’est donc rongés par les remords, que par exemple,
François jure de ne plus jamais faire de connexion,
Michel d’enfin écrire en français intelligible et compréhensible pour le commun de mortels,
Paupof de se séparer de son baudard modèle 1970 à port de travers,
Soso de supporter encore et encore les vannes douteuses de François,
Iaki de briguer l’oscar du meilleur scénario pour sa prochaine œuvre cinématographique… Coté cuvettards, il y a
Sylvain qui veut battre son record de dégaines préclippées,
Schnappi qui rêve de croiter sa kiné et de pouvoir enfin tourner le dos à son lourd passé d’étudiant attardé célibataire. Pour
GrandBruno se sera de faire sa toute première traction sans s’aider des pieds,
Oliv de prendre son vrai premier vol,
GrandLudo de forcer un peu dans les 8a d’Espace Comboire,
Jean-Yves de rentabiliser encore mieux son abonnement à la salle, avec un minimum de 2 séance par jour,
Yves de monter grimper aux saillants ou a DJ l’hiver en skis,
Bertrand de plier toutes les 7b de Lolette avant Yves,
Luca de ne plus prononcer un mot en plein crux,
Nico de s’alimenter sainement, en supprimant toute graisse et tout aliment d’origine animale…

Avec ce régime, bientôt plus de risque qu’il finisse avec l’empreinte du premier point sur la joue en tentant de m’assurer…et pour moi, se sera de garder toute l’objectivité et la transparence d’une plume journalistique exempte de toute mauvaise fois.
Cette années donc, il nous faut décider du sacro saint jour de semaine qui tour à tour sera consacré, à bourriner sur la vire d’espace, à profiter des dernières lueurs des jours d’Octobre aux mur galactique des Vouillants, éclairés par des phares de voitures, à se baffrer de bières et de pizzas devant les matchs dans le grand appart d’Yves, à aligner des séries de tractions dans le studio de Schnappi sur son tout nouveau modèle de poutre…et j’en passe…Pour un vote démocratique que je truquerai, LaCuvette s’est doté d’un
outil de sondage, sur la droite, ou chacun des cuvettards pourra librement signifier son choix entre le mardi ou le jeudi soir.
Mardi dernier, ce fut
Luca et
Nico qui eurent leur première séance émotion avec LaCuvette, gracieusement offerte, au
Glésy. Pour combler ces potentiels nouveaux adhérents, je flashai à Nico avec précision les méthodes de
Stal Act It, 7c+, histoire de m’attirer sa sympathie, dès l’échauffement.

Derrière, je fis mine d’avoir du mal à réaliser le premier jeté sur les croutes puis de trembler dans la section rési tout en parvenant péniblement à atteindre le relais.

De son coté Luca, ici dans son jardin refit
Inspiration, le 7a+…plus dur que les autres 7b/7b+ du secteur…d’après la légende, la faute à 2 prises cassées…

mais l’on pourrait imaginer que certains locaux, en mal de nouvelles voies dures s’arrangent pour faire monter les cotes des lignes déjà pliées, et faisant disparaître quelques prises clés…Pour finir et éviter que nos 2 pb master repartent trop sûrs d’eux, je les fis gouter au trop dur pas de bloc de
Rupture, le
8a et dernière voie à cocher ici.
Au pays de FT, là où il fallait être inscrit, c’est au
Roc de cor.
Francois défriche quelques voies oubliées comme
free confit 7b+, avec
Michel et
Soso, puis
In the Realm of soft delusions, 8a. Il profite aussi de l’attrait de Michel pour
Diana, un superbe et esthétique
7c, pour équiper un départ direct, et une suite empruntant tout la ligne de faiblesse de l’immense toit.

Une ligne surprenante et atypique, un sublime roof étonnamment et seulement 8a…

Dépêchez vous, Il va falloir faire vite, car la saison va toucher à sa fin…
Samedi, je ne m’étais pourtant pas inscrit avec le clan de alpinistes de LaCuvette.
Yves, Bertrand et Marc m’entrainèrent de force à l’ocean…Une heure de voiture plus tard, étourdi par une conversation dont je ne pipai mot, mêlant des termes inconnus tels que glacier, crampons, bivouac, refuge… j’allais devoir cracher mes poumons en essayant de tenir la cadence dans la marche d’approche.. L’herbe serait-elle plus verte ici ? Je ne demandai qu’à voir….

Je vis Yves saucissonner dans un 7b…il aurait fait pareil à Lolette…pour l’instant, rien ne justifiait le déplacement.

Coté Bertrand, comme d’habitude, il fit mine d’être explosé dès le 3eme mouv, puis tremblant de tous son être mais sans jamais tomber, il clippa la chaine du très esthétique pilier
d’Etrave Party 7b.


Même sort pour
totem un immense
7a perdu dans un immense mur gris et blanc.

Quant à Marc, rien de très différent, un gros étalage de grossièreté en tombant dans le crux, puis un véritable randonnée pédestre, avec blocages au niveau du genou, dans les 40
d’un cris dans L’océan 7c+…

Avec
Luca et Gaetan egarés, eux aussi ici, je me fis discret en restant au fond de de la grotte : toit, dévers, et surtout, relais visible à, à peine plus de 15m, hauteur enfin raisonnable : 15 mouvements de rési, de bonnes prises, un talon, un gros balan puis un genou bien pensé à la FT et nous voilà à cocher le
7b+ de en devers et contre tous…

une voie taillée sur mesure pour
Oliv…et puis, je me fis happer par les alpinistes, contraint moi aussi au cris dans l’océan. En général, j’exècre ces voies longues trop homogènes et qui finissent par m’ennuyer. Je partais avec un fort apriori et puis… 3 sections bien différentes, quelques vrais repos, la première plutôt à sensation sur règles, la deuxième plutôt rési sur trous et la 3eme, technique dans une sublime dalle grise…au bout des 40m…j’en aurais presque redemandé !!
C’est malin les alpinistes, maintenant j’hésite...va falloir revenir…