Dans un écosystème saturé, l’effet de masse conduit à une compétition exacerbée et nuisible entre individus. Il provoque des perturbations, comme la baisse du taux de fécondité, la diminution de la natalité, l’augmentation de la mortalité, un état de stress du à un antagonisme hypertrophié entre dominants et dominés. C’est un peu se qui se passa, ce samedi, tassé à 5 dans la grande berline rapide et confortable de Bertrand. Ces compétitions ayant des conséquences néfastes sur le métabolisme et la physiologie, nous options pour nous diriger vers la Presqu’île, loin là bas, plus au sud encore que le Vercors sud. En l’absence d’Oliv et de Ludo, fidèles piliers de la cuvette, je laissais faire. Pas uniquement parce que mon quota de croix et de points pour Avril était déjà largement atteint, mais surtout parce que mes vieux chaussons ne seront pas éternels : soucis d’économie donc, car M. eb tarde déraisonnablement à m’expédier une paire des ces fameux ‘evolution’. Merveilles, déjà si bien portées par notre illustre François… mais déjà salis par la sombre réalisation d’une connexion irrespectueuse, Black Out lunaire 8a+, à Autoire, sur l’autre vire.
En pleine déperdition, nous voilà partis pour une séance d’anti-grimpe chez les lactates. Armés du saint recueil objectif et réaliste aux commentaires si justes et utiles, qu’est le topo de Vercors, nous hésitions, dubitatifs, devant le choix cornélien d’une ligne, toutes étant auréolées des 3 sacro-saintes étoiles. Il a même fallu inventer la 4eme étoile pour pouvoir distinguer les merveilles des merveilles vertacoriennes. La dégénération commença à faire son effet dès le départ, avec Yves et Bertrand qui perdirent rapidement tout sens de l’orientation en s’égarant à plusieurs reprises. Puis vint dans les esprits un concept des plus douteux, celui du "j’ai globalement enchainé", déformation du "je me suis pris un gros but", pour respectivement Bertrand dans le 6c+ du milieu, Yves dans Nickel 7a+ et Sylvain dans Salmo trutta 6c+.
Jean-Yves, après un échauffement en règle dans nickel, réitèra l’exploit de rater un 7b+, le nez sous la chaine. C’est pensée explosive qui fut l’heureuse élue, mais avec le souffle court et proche de l’asphyxie, le tant attendu cris de délivrance (ce fameux MEEEEEERDE), fut à peine audible.
Sans pouvoir sauter mon tour, je subissais l’ennui des 35m de Sauc’Park 6c+ et Naufragé de la nuit 7b, pourtant 4 étoiles au jukebox des lactates…2 croutes à serrer sur 35m, c’est pas très rentable comme déplacement ! S’en est suivi un coup de déprime dans Hans im…ch’ait plus quoi, 7c+…rien que taper le nom complet de la voie sur mon clavier m’essouffle !
En tout cas, respect pour les ouvreurs…pour l’homogénéité du secteur puisque même la marche d’approche contient déjà tout les ingrédients chers aux lactates : interminable, raide et voir même un peu chiante sur la fin…mais surtout pour le courage qu’il a fallu pour les heures de bartasse nécessaires à l’équipement. Rien que penser qu’avec plus 14 points par voies, faut se monter au moins 3 accus pour le perfo, je suis daubé…