...Se suivent mais ne se ressemblent pas. Pour le grand bonheur de ceux qui cherchent le frisson de l’inconnu, qui fuient l’angoisse de la routine et qui cachent leur névrose derrière une course effrénée contre le temps qui passent et qui leur échappe. Et pour le malheur des autres qui ne maîtrisent plus leur vie, contraints par tant imprévus quotidiens, les privant de sains plaisirs de monomaniaques. Du coté de LaCuvette, certains incontournables sont ainsi devenus légions. Comme le fameux samedi matin, départ 7h15…même si un certain esprit rebelle s’est subitement manifesté ces 15 derniers jours. Sylvain, fit mine une première fois de rater son réveil, alors que le devoir de mémoire aurait du le lever aux aurores pour célébrer nos héroïques aïeux du 11 Novembre. 3 jours plus tard, il s’embrouilla avec une litanie sur un ordinateur de bord mal initialisé bloquant le démarreur de sa vielle Clio du siècle dernier jusqu'à 8h. On le vit donc arriver en retard à Tinadalle et, contre toute attente se mettre à taper des essais, et ce, pour la première fois de sa vie dès la première séance et sans ses sempiternelle montées de calage et de repérage dans un 7c… Never Trust. Une voie que Luca enchaina avec maestria, avalant sans broncher ces 3 sections blocs qui elles aussi se suivent mais ne se ressemblent pas.
Après plusieurs mois d’abstinence, Oliv touchait enfin du caillou, renouant avec le plaisir de mettre des chaussons et de poser…ses pieds… presque atrophiés par de long mois d’inactivité. Même sur un pan à 60°, avec pourtant de gros plats à sensation, il n’est pas arrivé à s’en servir.
Après la pluie donc, le beau temps…On avait commençé avec un avant gout de l’hiver arctique, accompagné de Martin, Luca et Yves, dans le brouillard, au milieu de lignes trempées et quasiment sous la neige. Ce qui nous assura une parfaite tranquillité au pied des voies…mise à part un passage éclair de SOS méthodes, Monsieur JMC, histoire de se convaincre du faible degrés de grimpabilité et surtout de nous rappeler qu’il ne servait à rien de s’obstiner dans le pas de bloc du départ de Hamac,7c+ sans le pied gauche placé exactement comme il me l’avait indiqué.
Il avait encore une fois raison, même si je n'en reviens toujours pas d'avoir atteint cette satanée prise…sous le regard d'un Martin médusé…
3 jours plus tard, les caprices des cieux avaient enclenché une sorte de sèche cheveux géant, un vent du sud nous faisant gagner plus de de 10°. De quoi assécher la moindre prise. On se sentit alors subitement moins seul. Jean-Yves se lança sur les traces de Ludo dans Grain de poussière, 7c en tombant pour presque rien et par 2 fois dans le crux médian, sur ces 2 seules règles, perdues au milieu d’un immense océan de colos. Cette fois ci, la JMC’s famely daigna sortir son matos pour taper quelques essais toujours dans Octo-dictat, 8a+.
L’occasion aussi de rappeler que l’escalade se conjugue bien mieux au féminin. D’ailleurs, mais si on dit UN bourrin ou UN bac, on dit surtout LA grimpe, LA cuvette, UNE voie, UNE règlette, UNE croix, UNE colo…Et ce n’est pas Madame JMC qui dira dans le contraire, en tapant des essais dans Sombre Héros, un long, très long 8b, auquel elle accède non pas par trapèze, le 8a…trop facile…mais plutôt par l’intégrale d’Angel le 8a+ de référence de la falaise.
Même notre président était dans le Vercors. On ne pouvait faire autrement que de réaffirmer notre identité nationale et notre amour incommensurable à ses falaises sans qui nous ne serions pas. Ceci explique la foule rassemblée ce dimanche à Tamée coté cool…euh non, Tamée coté court… Plus d'enfants que de grimpeurs, une bonne dizaine de minots mais sans compter Schnappi. A peine remis de son humiliation au pan gullich par le sexe faible, il fut encore agacé par l’aisance de Madame JMC sur des prises si petites qu’elle seule ne peut les utiliser dans le 8a+ de Laisse béton. Bien remonté, il s’élança dans une véritable démonstration de force, broyant plus qu’il n’en faut chacune des prises, réalisant tous les mouv dynamiques de Cocaïne blues, incotable selon certaines mauvaises langues mais 8a+ sur le papier, en stat.
Lol étala toute sa culture musicale en enchainant le 8a Alligator 324 ?, 272 ? 333 ? à moins que ce ne soit 427…y’a pas idée de trouver des noms si compliqués…Quant à Martin, il priva sa progéniture des joies d’un gouter chez mémé pour voir si les pas de bloc de ce coté ci du vercors lui conviendraient mieux que celui de Hamac….
Et l’identité Lacuvette dans tout ça ? Il paraîtrait que la jeune génération, même après une belle croix dans Smoke le 8c (8b+ selon l’intéressé) de Pierrot Beach, aurait été aperçu en flagrant délit de tentative de répétition d’une des bases de la grimpe locale…aux Lames, dans la très belle ligne de je grimpe donc je suis, le seul 8a+ déversant, perdu au milieu de redoutables dalles. Et Xav de me préciser…mais direct dans les points… évidement ajoutait-on coeur…On imaginait alors une certaine provocation, en équipant délibérément une variante, par les bacs de droite en bas et bien à gauche en haut pour prendre le repos…simplement pour le plaisir de contrer des chasseurs de croix peu scrupuleux. Mais bon, je suis rassuré, la tradition se perpétue.
Même si les jours se suivent sans se ressembler, l’esprit des anciens, des premiers découvreurs des lieux est intact…en bon papy vétéran d’anciens conflits, en ce mois du souvenir, je peux donc désormais m’en aller en paix….
Le reste des images >>ici<<
lundi 16 novembre 2009
Les jours...
dimanche 8 novembre 2009
Voyage
Voyage… un des nombreux hymnes d’une des plus grandes décennies musicales du siècle dernier. Du temps où l’on osait tout, au second voir au triple degré, sans prétention aucune et surtout sans le moindre complexe…Une coiffure que j’ai longtemps essayé d’imiter, sans succès.
Voyage, c’est aussi la tendance pour ces vacances de la toussaint. Du moins pour ceux dont les études n’en finissent plus de durer ou pour ceux qui ont embrassé avec passion et dévouement une longue et éprouvante carrière dans l’éducation nationale. C’est ainsi que notre Schnappi a du ravaler son égo après son humiliation en règle par deux représentes de la gente féminine sur le pan gullich de la fac. Pour oublier, il s’est offert une brève incartade hors des frontières de Lacuvette, avec la croix dans la séance du 8a de la voie du milieu à la Piare, pourtant réputée comme étant une falaise estivale. De son coté Guigui poursuit sa quête des lignes les plus singulières. Après de longues errances dans l’approche sur les crêtes du Verdon, il parvient enfin à descendre le long de ces fabuleux rails de colos colorés…avant de prendre un immense bonheur à remonter la ligne magique de Tom et Je ris, le 8b+.

De quoi presque rivaliser, le cadre, l’ampleur et l’ambiance en moins, avec la merveille géologique cuvettarde qu’est la mono colo monumentale de Fading light, le 8a à Voreppe. Un peu moins loins, en pays Vertaco, Xav fut aperçu en flagrant délit de récup active dans En guerre et contre tous, un 8b récent de Ludo à Tinadalle. Le lendemain, profitant de la surcompensation il parvint à tordre le cou de l'un de ses projets en répétant le 8c de Smoke, dans l’impressionnant profil du secteur central de Pierrot Beach.

Monsieur Tournois, lui, a quitté son trou lotois pour quelques jours pyrénéens. Il y réalisa quelques classiques du vieux secteur de la Tirounière. Ce nom rappellera aux plus anciens d’entres nous, des souvenirs de belles images de colonnes, déjà à la mode à l’époque, sur le papier glacé d’un des premiers numéros du magazine Vertical. La bande des acharnés de la Romanche, ainsi que le grand et regretté Phildar se sont exilés à Bleau, le seul site de bloc au monde capable de rivaliser avec Rioup. Et Martin a prolongé sa lune de miel avec vue sur la mer, en déroulant sur les fameuses stalactites de Kalymnos.

Quant à Luca, le cuvettard du Grésivaudan, il est allé tâter de la stalactite aussi grosse, mais en pays niçois…

Puisque l’heure est aux pérégrinations, le noyau dur de LaCuvette s’est laissé aller en délaissant pour quelques temps la rigueur et l’exigence de la vire. Prétexte pour redécouvrir Tinadalle, son horizon dégagé, ce paysage de vacances et sa marche d’approche éprouvante. Ces quelques écarts pour attendre la collante et le temps des projets. De quoi aussi permettre à Sylvain de finir son cycle de préparation physique spécifique personnalisée, à Ludo de battre son record de 22 voies sans repos à Espace Vertical le temps de la pause repas du labo, au doigt de Jean-Yves de se remettre des traumatismes d’une overdose de résine, et à Oliv de faire ses aller retour sur les règles de son tout nouveau pan gullich, incliné à plus de 60°. Le temps aussi pour Yves de tenter, retenter, re-retenter, re-re-retenter et re-re-re-retenter ce fameux Voyage de noces, 7a+ dalleux du secteur…Sylvain prit enfin conscience, il n’est jamais trop tard, de son potentiel en marchant Coulée douce puis Coulée douce directe, respectivement 7a+ et 7b incontournables de la falaise. A moins que ce ne soit l'effet Estelle à l’assurage…
Forcé de suivre le mouvement, je fus contraint de lutter contre mes aversions, contre ces colonnes autour desquelles il faut se déhancher, ces voies de plus de 5m dans lesquelles il faut respirer, ses coincements de genoux et ses contorsions qui font mal. Je courbai l’échine et mettais du cœur à l’ouvrage dans Never trust, Never trust a Hamac et Coran alternatif, les 3 derniers 7c récemment ouverts par Ludo.
Cette falaise populaire fut l’occasion de recroiser une des mémoires de LaCuvette. Une des seules véritables encyclopédies vivantes des crux de toutes les voies cuvettardes, du 3sup au 8c. Accessoirement redac chef, quand il a un peu de temps, d’une feuille de chou qui parle de varappe, notre JMC prouve qu’il serre encore bien les prises, comme dans Octo-Diktat, le 8a+ qui prolonge Trapèze, oeuvre encore de Ludo. Enfin, et pour varier les styles, on décida avec Sylvain d’aller explorer le secteur grande expérience du Mont Peney , au pays de la voie qui rouste et des cotations tassés qu’est la Savoie.
Voyage voyage, Ne t'arrêtes pas, Au d'ssus des barbeles, Des cœurs bombardes….Regarde l'océan...Ah mer**, demain je peux pas, le boss m'a collé une réunion de crise dès 8h...
lundi 2 novembre 2009
Grand et fort
Tu seras…A partir d’un certain temps, il devient indélicat de se soucier du nombre de bougies à mettre sur le gâteau. On se contentera alors juste de trouver charmantes ces petites pattes d’oie qui pointent à l’extrémité de chaque œil. On fera remarquer que les premiers cheveux blancs rajoutent un coté Clooney, qui vaudra plein de nouvelles collègues de travail à l’heure de la pause, pour prendre un petit nespresso à la machine du boulot.
La première fois que je l’ai croisé, il se trouvait 10m au dessus de moi, pendouillant au bout d’une corde implorant et suppliant qu’un inconnu de passage daigne lui prodiguer quelques méthodes à adopter pour passer le crux. Je fis preuve de charité, et m’arrêtai quelques instants pour lui indiquer de bonnes ruses de cuvettards, l’encourageant à serrer les prises, à jeter sur le bac suivant et surtout à ne pas se soucier du clippage, qui apparemment et vu l’état de fraicheur serait impossible. En plus d’une taille hors norme, je remarquai tout de suite son esprit combatif, ce désespoir que le poussa jusqu’à un ultime jeté bien loin au dessus du point qu’il n’avait donc pu clipper. J’eus le temps de le voir défiler sur presque la totalité de la hauteur de la falaise et se retrouver presque au niveau de la vire. Il me sourit et lâcha un ‘’c’est trop bon, j’y retourne’’. C’était à Espace Comboire, il venait de tomber flash, complètement ouvert, en ayant sauté le dernier point, à 3cm du relais de Mourir pour des idées, un 7a+ mythique du secteur du mythique KGB, de la falaise mythique d’Espace Comboire.
Cet homme ne pouvait être là par hasard. La providence l’avait mis sur ma route. A se trouver là, c’est qu’il ne pouvait qu’être bon et sain. Je le compris lorsque que je croisai son regard, celui du cuvettard assoiffé et motivé qui à vie sera marqué au fer rouge de l’empreinte des falaises de Lacuvette.
C’est ainsi que démarra une longue histoire faite de traquenards, d’enchainements inespérés et improbables, de vrais combats dans les pires bouses locales, de perdition et d’errance sur tout bout de caillou équipé des alentours… Je ne me souviens pas de son premier 7c…c’est surement qu’il en a toujours fait, en tout cas, surement depuis bien plus longtemps que moi. Comme s’il s’agissait de son niveau de base, son niveau zéro. Par contre, je conserverai à jamais l’image de ce qui aurait du être son premier 8a. Cette base à coté de laquelle aucun vrai cuvettard ne doit passer. Ces murs lisses des Lames, ce pas de bloc au départ où je découvris tout l’éventail des possibles que dame nature pouvait accorder aux plus d’1m90. Il avait enquillé toute la section rési médiane, jusqu’à la traversée. Il en avait fini de caler ses pieds et de serrer ces yeux et ces cupules arrondies. Il ne lui restait plus qu’à tenir cette dernière prise et monter bien haut jusqu’à la première bonne règle de la rampe…et puis l’impossible, l’incompréhensible se produisit….je le vis se désunir, manquer la prise puis partir en arrière, plein de désespoir….ce jour là, il aurait du enchainer La poudre.
Son premier 8a, il le fit par dépit à la DJ…ce qui confère aussi le respect. Quelques essais lui suffirent pour dompter la méthode du jeté de pied dans le dièdre étrange de Lost Higway to hell.
Quant au premier 8b, ça ne saurait tarder puisqu’il s’est mis en tête cette année d’enfin se mettre à l’escalade…
Et puis, il y eut aussi tout ces records d’onglées, comme ce jour à St Egrève, en 3ème longueur. J’avais du tomber par hasard sur cette page de mon topo. La folie nous avait conduit là haut, au pied des murs déversants du secteur des gros surplombs, en plein hiver, sous la neige, vachés sur un vieux relais exposé aux caprices du vent du nord . Chacune des prises de ce 7c, la bête à bon dieu, n’était que glaçons et stalactites…Niant l’évidence, il s’élança, motivé comme jamais pour la faire à vue…Pour sa première fois à Tinadalle, j’avais réussi à la convaincre que la falaise était dans l’hémisphère sud, et que l’on grimperait torse nu. Il y fit si froid que même nos neurones furent anesthésiés. Et puis, je ne compte plus les envies subites, entre midi et 2, pendant la sieste des enfants ou en les amenant au parc, avant la tombée de la nuit, et j’en passe… pour courir au pied de nos projets, taper 1 essais chacun et repartir en courant, comme si de rien n’était, n’ayant même pas pris la peine de couper le moteur de la voiture, ni sortir les enfant de leur siège auto. J’oublie aussi quantité de traquenards dans lequel il me suivit les yeux fermés…se faire rouster dans les devers de Ludo en 3eme longueur à Comboire, cocher le 7a+ de Jimmy Cliff sous prétexte qu’il faut tout faire, marcher 3h pour faire l’antéchrist 7b+ ultime de Narbonne, faire le sanglier pour faire des premières à Sassenage, tester flash mes nouvelles voies, à peine finies, pour voir si les prises tiennent ou s’il fallait rajouter un point…
Bref, tant de perspectives d’expériences inoubliables qui font qu’il se lèvera encore en encore bien avant 7h le samedi matin, même en hiver, même sous 3m de neige….
Bon anniversaire Ludo !!!!!
lundi 26 octobre 2009
Préparation
Les premières neiges ont blanchi les horizons montagneux de LaCuvette. L’hiver a pointé timidement le bout de son nez. En tendant un peu l’oreille, on avait même pu entendre vrombir un perfo du coté d’une certaine vire, comme si se préparaient de futurs sessions matinales, pleines de nouveaux projets, pour la collante des aurores hivernales. Mais de là à subitement et si précocement réveillés les instincts primitifs de quelques cuvettards dégénérés…. Et pourtant…Comme les footballeurs qui se la comparent sous la douche, et d’autant plus émoustillés pour la présence des quelques cuvettardes ces dernières semaines, j’ai pu surprendre d’étranges joutes verbales entre Sylvain, Yves et Bertrand. Même si je ne comprenais par grand-chose à ces termes techniques, je reteins que les deux premiers se narguaient avec un Chamechaude en 43 min, contre seulement 42min par l’autre…et inversement.
Quant au dernier, il avait opté pour un coach sportif personnalisé, surement pour le plaisir de se faire hurler des insanités en plein effort et se retrouver en sueur, en train de l’implorer à grand coup de ‘’oui coach, c’est bon, j’en veux encore’’. C’est donc avec une impatience à peine dissimulée que j’attends l’ultime confrontation, dès que la neige aura atteint la hauteur suffisante…si tant est que d’ici là ces 3 compères aient appris à lire une carte et distinguer un sommet ou un col, dans ce dédale de reliefs couverts de neige fraîche où tout finit par se ressembler. Mais comme l’exercice n’est pas encore totalement acquis pour les marches d’approche, topo à la main, des nouveaux spots de Lacuvette... on est en droit d’émettre quelques doutes.
D’étranges rumeurs font aussi grand bruit. Il paraitrait que GrandLudo ait réussi à convaincre son manager des nombreux bienfaits qu’il pourrait retirer en installant une planche en bois de 2m de haut, avec des tasseaux parfaitement calibrés pour y poser confortablement une phalange et demie, finement poncés pour un touché agréable, et espacés d’un vingtaine de centimètres…dans les locaux de l’ILL. Dans le même ordre d’idée, Oliv serait en train de bricoler une même structure…mais sur son pan incliné... à 60°…de quoi nous laisser rêveurs…
Pour affronter l’hiver, il nous fallait trouver un endroit chaud, bien fermé, une sorte de cocon confortable pour nous abriter en ce dimanche pluvieux…une espèce de…taupinière en somme. J’eus un malin plaisir à embrouiller Ludo, Sylvain et Bruno avec cette histoire de changement d’heure, pour finalement convenir d’un rendez vous, sur les coups de 7h du mat. Jubilant à l’idée de se nouveau record, j’en oubliais de noter une information capitale pourtant bien affichée sur ma petite station météo, gentiment fournies pour un père noël généreux : déjà plus de 10° et un taux d’humidité frôlant les 80%...On nous avait parlé de l’antre de la bête comme un secteur idéal pour l’été, mais en bon bourrin de base, rebelle et indiscipliné, on se devait d’attendre presque début novembre pour lui rendre une première visite. Une plongée dans une végétation luxuriante, dans une moiteur tropicale, nous tombions, au niveau d’un coude d’un petit ruisseau nez à nez avec ces grands murs : un mélange de La balme pour la forme et le profil, et des écouges, voir de la partie blanche du roc de cor que nous avions redécouverte avec FT l’été dernier, pour le fond, avec un cailloux, tantôt gris et agressif dans les colos et les trous et tantôt bien salpêtreux avec ses platasses à l’adhérence si caractéristique. Comme à son habitude Bruno nous régala de son aisance dans Du courant dans l'eau, un long et varié voyage en 7a+.
Un voyage dans lequel même Sylvain osa s’aventurer, une fois les premières appréhensions passées.
D’un naturel joueur, je vérifiai que l’arbre du 7b de l’arbre mouvant était bien….mouvant, surtout en haut…
avant que Ludo puisse vérifier tout l’intérêt des ses séries de 17 voies à midi à espace vertical, dans ce dièdre d’aspect débonnaire mais oh combien physique.
Vu sous un autre angle, avec Bruno à l’œuvre, ce profil prenait des airs de Frankenjura, la luxuriante forêt de Bavière en arrière plan.
Mais comme dans toute taupinière, il y fit vite chaud et humide, de quoi ajouter un coté aléatoirement jouissif, comme dans le départ de Bain de mousse, 7b+…justement sur des colos…en mousse…
Heureusement, que l’on ne sort jamais sans son GrandLudo. Encore une fois je dus faire appel à lui pour me sortir d’une situation inextricalble, dans le départ de Omo 7c. Mais son dévouement ne suffit pas à me faire tenir ces plats lichéneux, qui sous prétexte d’une l’hygrométrie indécente, devinrent parfaitement intenables.
Comme toute taupinière, celle-ci ne pouvait être issue d’une génération spontanée. Et malgré ces conditions improbables et impropres à la grimpe, nous eûmes le plaisir de tomber sur l’animal fouisseur responsable. Bravo Mr Saury pour avoir, encore une fois, défriché ce spot hors du commun, bien différents des autres secteurs du coin.Ce qui permet au cuvettard monomaniaque, de se rappeler qu’il existe aussi des voies avec autre chose qu’une étroite vire au pied, que les genoux peuvent aussi servir à se coincer, qu’ils peuvent se tordre en sens inverse pour ce que les spécialistes appelle lolotte, et que même en dépassant 15m, les voies peuvent être majeures !! Et puisqu’on parle d’équipement, cette semaine fut aussi celle de l’AG de l’ECI, le fameux Escalade Club de l’Isère sans qui nous aurions déjà fait, depuis bien longtemps, le tour des falaises de LaCuvette.
A l’heure où certains sont prêts à payer plus de 10 euros le mouvement…sur de la résine, il est bon de rappeler que le spit n’est pas gratuit, qu’il ne pousse pas tout seul, que le cailloux n’est pas naturellement propre…et que tous ces biens communs sont soumis eux aussi à un entretien régulier, et que tout ça finalement, ne se révèle malheureusement pas toujours...commun…
dimanche 18 octobre 2009
Hécatombe
Ca sonne bien, comme un des ces inimitable massacres musicaux dont je raffole…mais cette fois les oreilles des visiteurs de Lacuvette seront préservées. Il y a des trésors qui ne se dévoilent pas, que l’on se garde, rien que pour soit.
Mais LaCuvette semble être touchée par une véritable hécatombe…après Schnappi et son doigt déchiqueté dans d’atroces circonstances, pires que dans massacre à la tronçonneuse, il y eut Nico, avec son doigt passé aux supplices de la chaise électrique. Ensuite, ce fut au tour d’Oliv, avec son majeur soumis à la torture de l’écartèlement, à force de suspension prolongées en tendu sur son pan. Et maintenant c’est le tour de GrandLudo de connaitre les affres de l’écrasement sur une vire, en cassant une prise, le mou dans la main, lundi dernier alors qu’il s’apprêtait à cocher à vue Tares Academy, 7b+ des Vouillants…
Cette semaine, l’hécatombe vint du ciel, avec son obstination perverse à rester gris. En y ajoutant un brin de vent du nord pour nous plonger en plein hiver. Une collante qui nous prend de court, pour laquelle nous n’étions pas préparés. 2° à 8h30 sur le parking de Tinadalle, sans le moindre rayon de soleil. L’absence de GrandLudo, Bruno et Oliv permit à Yves de nous convaincre de délaisser pour un temps, notre vire, et de rendre visite à quelques sites Vertaco. En avant gardiste de la mode que peut être le cuvettard surpris par le froid, Yves, Bertrand et Schnappi rivalisèrent de tenues dignes du Autoire disco day, directement sorties de placards restés fermés depuis les années 80. Old school quand tu nous tiens… et voilà que Yves et Bertand décidèrent de renouer avec le plaisir de la dalle à croutes, choix des plus judicieux par grands froids, avec le 7a+ au nom de circonstance, Voyage de noces en Patagonie. Parfait pour ce couple venu gouter aux premières onglées de l’année.
Entre deux défilés de la collection hiver 2009/2010, j’occupais l’entracte en pliant le 7c qui bourrine Never trust a naked bus driver, là encore, surement un nom en mémoire d’une expérience douloureuse à mettre sur le compte de Ludo. Cette voie aux 2 sections blocs bien physiques, semble être le passage obligé du mur central, puisqu’elle ouvre de multiples perspectives de connexions et de prolongations. J’optais pour la méthode du faible dans le crux médian, avec le fameux "je place une vraie lolotte (si si monsieur FT) pour chopper le bon tri puis je bourre une main sur l’autre parce que j'arrive pas à tracter sur un bras", ruse que même le beau, riche, musculeux, cultivé et surtout célibataire Xavier adopta, mais un peu tard, ce qui lui couta malheureusement la croix.
Mais nous étions tous impatient à l’idée de voir un sexagénaire en caleçon long Damart et en polaire Think Pink d’une couleur rose aujourd’hui introuvable, monter la corde dans l’une des rares voies en dehors d’Espace Comboire qui le fait rêver la nuit : Obélix, 7c aux grands mouvements aériens, doté de ce qu’il faut d’engagement pour laisser des souvenirs pour toute une vie. Comme tout bon anthropologue, je m’arrêtais alors quelques instants pour observer le comportement du cuvettard en dehors du strict cercle du clan, en particulier lorsqu’il se mêle malgré lui à quelques jouvencelles, espèce rarement croisée sur les falaises habituellement fréquentées de si bonne heure le week-end. Le premier sujet, Sylvain était méconnaissable. Plus de vautrage sur la première dégaine, pas le moindre "vas y prend moi faut que je repère", aucun gémissement à l’idée de devoir atteindre le point suivant qui pourtant aurait du lui paraitre trop lointain. Il s’en fallut de peu pour que tombe à vue Alpinista, le très joli 7a le plus à droite de la vire.
Quant à Schnappi, en plus de sortir sa superbe polaire à faire pâlir Yves de Jalousie, une telle présence semblait décupler ses forces (même si c’est dur à imaginer) à tel point qu’il marcha littéralement la section rude du départ de Trapèze dans l'azur, et avala, sans presque la sentir, la fin plus conti de ce superbe 8a de référence.
Là encore, oubliés perche, rallonges à étages et préclippage de l’avant dernier point. Il marqua là, la fin d’une histoire faite de calages millimétrés aussi bien dans les mouvements que lors des clippages, pour une voie qu’il avait déjà moult fois enchainer….en moulinette !!
Dernier sujet de l’observation, Yves. Ce fut le seul à rester imperturbable aux charmes des sirènes. Une stabilité incroyable. Il resta de marbre, placide et imperturbablement constant, puisqu’il rata à nouveau un énième 7a+ avec ses petits cris caractéristiques lorsqu’il se sent mal au dessus des points. Je surpris même ses étrange propos : "mais t’as réussi toi le 7a+ ? A vue ? Et même le crux du haut sur les croutes ? Ca doit pourtant pas être facile pour une fille…"…une élégance, une finesse, un tact rare…. En parlant de sirènes, notons qu’Emilie s’est offert sont premier 6b à vue dans les mêmes conditions extrêmes à Daladom, avec une nouvelle voie dans un grand mur gris truffé de gouttes et de placements techniques.
Et si la saison de bloc à LaCapelle se transformait finalement en saison de perf en falaise en pays Lacuvette ?
Signes avant coureurs, comme si la saison allait tourner à l’hécatombe pour les nombreux projets et bêtes noires qui trainent dans nos chères falaises hivernales. Et ça démarre fort avec Quentin qui réalisa à quelques encablures de là, Nice to eat you, le projet de Mickey, ouvert par l'inépuisable Cannib. Il signe la 3ème réalisation du premier 9a de l'histoire locale, à Pierrot Beach.
Et pour finir, à mille lieux d’ici, Martin confirme qu’il n’y a pas plus belle dalle qu’aux Lames et se rabat sur les ersatz de bout de cailloux qui trainent à Kalymnos mais qui ne lui permettront surement pas d’aborder sereinement les alvéoles de Bienvenu à Bord, dès son retour. Une pensée pour la robe blanche de la mariée, qui va finir par se salir au fond des ses grottes austères et poussiéreuses…
Si j’ai bien compris, la prochaine fois je prendrai une robe et une perruque pour travestir discrètement Yves, histoire que les cuvettards continuent sur leur si prometteuse lancée…
Le reste des photos >>Ici<<
lundi 12 octobre 2009
Bis repetita placent
Il y a des choses que l’on ne se lasse pas de redemander et pour lesquelles jamais nous se serons rassasiés. Comme pour ce fameux idéaliste bondissant, qui réussit à faire reprendre à une salle de concert pleine à craquer, en cœur et en totale communion le fameux Sidi’h bibi, au bout du 2ème rappel. Un appel à retourner sur cette vire… même pour Bruno. Il a réussit l’exploit de tirer Yves du lit, un samedi matin plus que pluvieux, pour monter tel un vieux couple, au pied du Poulpe Glaireux, 7b+. Une séance écourtée par les caprices du ciel mais qui suffit à mettre notre Maitre es-conti en appétit. Dès le lendemain. Une 2ème montée de calage pour repérer la méthode du cuvettard rusé et le voilà parti pour une énième démonstration de style.
Une ascension sans avoir besoin de fermer une seule fois le bras, en delayant et en se reposant à chaque mouvement. Le style posé du lémurien, là où d’autres avaient, il y a peu, du jeter désespérément, devant une foule conquise d’une dizaine de locaux venus perpétuer l’histoire de la vire.
Bis repetita pour GrandLudo et sa deuxième séance dans la longue séquence de rési de Désirs exacerbés, 8a. Un test en conditions réelles pour se convaincre, comme tant d’autres avant lui, qu’il arrivera lui aussi complètement farci à la dernière paire, et que les 11 mouvements ne se laisseront faire qu’à la condition de réunir vitesse, précision, dynamisme et grosse condition physique ! Pourquoi crois-tu donc qu’il y a encore à peine une semaine, un certain inconscient était tombé par 3 fois le bac final à portée de main ?
Toute ressemblance ne serait donc pas fortuite coïncidence. A deux encore, un petit couple bien réglé, et de beaux essais à tomber le bac final à bout de doigt. Des politesses pour ne pas enchainer avant l’autre, et voilà Martin et Lol se retrouvant comme par hasard, au même moment, au même endroit, en plein milieu de la vire, sous le devers mythique, celui chanté par le vieux Manu quelques jours plus tôt…Sidi’h bibi 8a.
Pour faire bonne figure et se trouver une excuse toute faite après avoir rater son essai, Lol s’élançait le premier, feignant d’avoir oublié son sac à cake. Mais cet homme est une machine, forgée à la rudesse et l’exigence des falaises de La Roque. Blocages et jetés pieds à plats, de face et bien bas, jamais inquiété par le moindre carre externe ou la moindre lolotte…
une école sans pareil, reconnaissable dès la première seconde et dont l’efficacité n’est plus à prouver…. Par politesse donc, et avec un excuse bien préparée, le 1er essai se soldait à 10 centimètre du relais, là ou l’éthique des lieux oblige à prendre un plat, retravailler la pince main gauche en inverse et envoyer avec ce qu’il reste d’énergie et de hargne sur le lointain bac final pour enfin clipper proprement la chaine….plutôt que de se ruer sur le relais et se passer des 2 derniers mouvs et de la perspective d’un plomb presque aussi agréable que celui de désir.
Un ¼ d’heure plus tard, détendu comme une arbalette et serein comme un mouton une veille d’Aïd el-Kebir, Martin s’élanca. C’était le moment ou jamais, sa dernière séance avec 10 jours de voyage de noce…à Kalymnos…si ca c’est pas le summum du traquenard pour la jeune mariée…. Température idéale, présence du mentor, assureur de circonstance…aucune excuse n’aurait été possible…mais il n’en eut point besoin…Le crux avalé à la cuvettarde, pieds qui partent, vitesse d’exécution et tremblotte de rigueur, un bon sitting au repos et puis une grosse pression dans la section finale jusqu’à l’éructation, le bac dans la main. Lol, libéré du poid qu’aurait été le suicide de son disciple s’il avait enchainé avant lui, récupérait son sac a cake, sortit la gniak et la bande sonore pour imiter son prédécesseur et hurler lui aussi son soulagement, la main dans le bac, clippant l’air béat le relais. Bis repetita pour une voie d’anthologie, et qui augure surement pour de nombreux autres cuvettards, encore de longues années de travail.
On avait prévu de remettre ça, pas plus tard que le lendemain. Nous avions convenu de retrouver Lol sur la vire et de profiter de conditions idéales pour refaire le monde entre deux essais, adossés à ce caillou qui nous est si cher, face aux premières neiges déposées dans la nuit sur l’horizon Belledonnien. J’avais même apporté un reste du gâteau du thé dansant de la veille, ça aurait du être un de ces instants qu’on n'aurait jamais oublier. Mais ce fut sans compter sur un coup du sort, un Ludo affolé m’appelant dans l’aprem pour me signifier un aléa dans son planning, retardant son départ de près d’une heure. Et voilà comment, en quelques secondes, tout l’univers peut s’écrouler. Après de longues minutes de réflexion, à contre cœur et la larme à l’oeil, nous décidions de nous rabattre sur la falaise bucolique et accueillante des Vouillants. Perchés 10m au dessus des poubelles, la zone industrielle avait remplacé Belledonne, la poussière le grain si pur du caillou de la vire. Juste le temps d’enchainer une nouveauté de Raph, Tare Academy, 7b+ qui aurait pu être qualifiée de presque majeure…si elle avait eut la chance de naître en d’autres lieux…
Et comme la falaise porte bonheur à Ludo, il a frôlé l’irréparable en arrachant une prise, le mou dans la main, pour se retrouver directement et lourdement sur la vire malgrè tout le contrepoids de son assureur qui pourtant avait pesé de tout son poids sur cette satanée règle.
Espérons que la chochotte de LaCuvette s’en sorte qu’avec quelques égratignures et qu’il soit de nouveau frais et dispo pour taper des essais dans Désirs ! Et que ceci ne te dispense pas de tes séries sur la poutre d’ev d’ici samedi !
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lundi 5 octobre 2009
Il l’a fait
J’en étais sur, il ne pouvait pas faire sans. Mardi dernier, cela faisait près de 3 heures que je hurlais comme un ado dégénéré, que je sautillais et gesticulais de manière complètement déraisonnée pour mon âge. C’était déjà la deuxième fois que la foule scandait son nom. Elle était en transe….il allait revenir, c’était impossible qu’il en soit autrement. 23h15, je vis ce petit bonhomme toujours bondissant, casquette vissée sur la tête, lancer son «on force la machine, on force la machine ». Il céda sa place sur le devant de la scène à l’un de ses compagnons de la première heure. Je reconnu instantanément le riff percutant de l’intro. Le tempo avait doublé, nous étions déjà ailleurs….
Coïncidences ou pas, mais Lol, Martin et Schnappi avaient décidé de forcer eux aussi la machine en s’attelant à l’historique Sidi’h bibi, 7c+ à l’époque, depuis unanimement remonté au statut de 8a de référence. Même François, en son temps, accoutré comme sur la photo en fin de post, fit le déplacement exprès. Il y a des lignes comme ça, par lesquelles on se doit de passer. Avantage à Martin qui tomba plusieurs fois en allant chercher le bac final. Pour une fois, il pourrait damier le pion à la légende urbaine Lol.. Ce dernier semble désemparé dans le crux…un peu comme un dans un certain 7b voisin…Quant à Schnappi, il en a finit d’œuvrer pour la communauté en rajoutant un bijou retord et forçu, Seulement pour les chattes, 7b+, qui lui vaudra assurément autant de remerciements et d’éloges que d’autres ont pu en avoir en ouvrant Pas si simple, 7b proche et cher à Lol. Dans cette belle fraternité cuvettarde qui nous anime, je n’ai pas résisté à lui piquer la FA, pour une voie qui ne manquera pas d’entrer dans la légende….Schnappi donc réfléchit maintenant à comment ‘’aménager’’ Sidi à sa convenance pour enfin se mettre à taper des essais…faisons confiance à son génie pour sortir une rallonge élastique, à plusieurs étages et maintenue par un crochet goutte d’eau….C’est le signe qu’il a passé la première étape consistant à trouver les bonnes méthodes.
En bon mégalo, imbu de sa personne, je devais bien finir par parler de moi à la 3eme personne, comme un certain P.D. bien connu. Equiper, grimper et étaler le tout sur le net est une grande preuve de mythomanie. Oui, je l’ai fait, j’ai réussi à lever 7 cuvettards pour être à 7h30 au pied du secteur des araignées à Espace Comboire. Tout ça pour taper des essais à la fraîche et aussi et surtout parce que je n’en pouvais plus de tourner en rond depuis lundi dernier, séance où je tombai par 3 fois le nez sur le relais de Désirs exacerbés, 8a. 3 essais à jeter désespérément sur le bac final, tout la haut, au dessus du dernier point.
J’eus une pensée émue pour Nico qui m’accompagna il y a 15 jours lors ma première série d’essais. Quelle folie t’a poussé à vouloir gagner 10g en tentant de te sectionner le petit doigt, alors que tu en as tant à perdre ailleurs ?
Celui là même avec lequel tu arrive à tracter d’un bras. Comment aurait-tu fait dans les monos taillés à la mèche de 6 ?Dans le même temps, Ludo et JY l’on fait, avant de s'essayer aux charmes d'une visite dans Désirs,
Et enfin, s’il y en a bien qui oseront toujours, ce sont bien eux, les fous grimpants d’Autoire. Il l’ont fait, tous en moule boules fluos, avec des boules à facettes à chaque spit, ce samedi fut leur premier ‘’disco day’’, avec un parterre de véritables stars internationales.
dimanche 27 septembre 2009
Légendes urbaines
C’était il y a maintenant de nombreuses années. Je n’étais alors qu’un étudiant lunetteux, boutonneux et libidineux parmi tant d’autres. Je débarquai en territoire inconnu, propulsé par une aussi brillante qu’inexplicable réussite scolaire, promis à un bel avenir, dans une ville dont je ne connaissais à peine le nom. Jamais je n’avais pensé avoir à passer la limite de l’extrême nord…du nord Isère…et pourtant…Après un long périple dans une grisaille humide de plus en plus présente et oppressante, j’arrivai enfin sur le Campus de Rouen, une simple valise à la main, dans laquelle j’avais tout de même pris soin de ranger une paire de chaussons. Entre deux averses, je remarquai immédiatement quelques bâtiments qui me permettraient de trouver un peu de réconfort et de chaleur dans cette contrée hostile : l’école de pharma, l’école d’infirmière et l’école de chimie…Malgré toute l’attention que je mettais à scruter l’horizon, cela faisait plusieurs centaines de kilomètres que je contemplai un paysage désespérément plat. Aucune trace de falaise, aucun signe d’existence du moindre bout de caillou, aucune vire suspendue pour me rappeler celle de la maison…le temps allait me paraître désespérément long. A peine mes affaires posées dans le minuscule cagibi qu’on m’avait décrit comme une charmante piaule, et que j’allai devoir partager à plusieurs, je zonais nonchalamment. J’avais l’œil vif et l’air avenant du parfait étudiant qui déambulait sans but dans les couloirs de la fac. A deux pas du gymnase, je remarquai très vite cette trace de poudre blanche, puis cette odeur caractéristique…de vieux eb moisis…il devait y avoir des grimpeurs dans le coin. Non pas des centaines, même pas dix, à peine une poignée : un groupe né de la volonté d’un gourou qu’ils vénéraient encore, alors qu’il les avait abandonnés il y avait plus de 2 ans. Ils l’appelaient Lol, il avait créé de toute pièce un petit club, faisant dont de son corps pour récolter des fonds pour pouvoir se procurer cordes et dégaines et payer les nombreux litres de pétrole nécessaires à la bonne heure de route qui nous séparait de la première falaise : La Roque, dans l’Eure, sur la paisible commune des Andelys… Un caillou fait de craie blanchatre et friable, plus lichéneux et encore moins adhérent que la pire des faces nord de Lacuvette. De gros bombés à trous, quelques silex branlants et un équipement quasi préhistorique. La légende veut que Lol, dans sa première année de grimpe n’eut enchainé que 2 voies, s’acharnant presque quotidiennement sur le superbe surplomb en 7b de L’enfer est à nos portes puis dans la mythique grotte du secteur Spéléo, le 8a de La Mira. Un pas de bloc au départ, pied gauche tendu au niveau des épaules pour rentrer le genou, s’enrouler autour de bras et saisir cette règle très très loin. La suite en toit, les pieds tantôt d’un coté tantôt de l’autre. Sur les traces de cet illustre prédécesseur, je réalisai rapidement l’Enfer
ainsi que beaucoup d’autres classique de ce seul secteur grimpable, avant de m’épuiser en vain dans d’interminables séries d’essais dans La Mira.
Puis vint mon tour de quitter ce pays lointain pour m’en revenir en pays Lacuvette. De cette époque je garde une épaule surdimensionnée par ce pas bloc physique et un amour insatiable pour tous ces type de trous (mais non… pas ceux des écoles de pharmas, d’infirmières et de chimie…), et spécialement ces monos, pieds à plat qu’il faut remonter bien haut…surement la préhension la plus pures (non… pas pour les écoles de pharmas…) de l’escalade.
Plus de 15 années plus tard, lors d’une paisible séance à Espace Comboire, je tombai nez à nez avec…Lol…en chair et en os. Après de beaux essais dans Sidi, 8a, fidèle à sa légende, je le vis s’acharner dans Pas si simple, 7b. De nombreuses tentatives, de la hargne, de la volonté….mais rien à faire...comme un air de déjà vu, presque une année qu’il s’acharne sur ce simple 7b...l’histoire se répète, avec ce départ ultra bloc et vicieux, qui a vu s’épuiser Martin, Ludo, Jean-Yves, Yves, Bruno, Oliv, Sylvain, Rémy…Et qui a donné des idées à Schnappi qui s’est mis en tête d’égaler le génial ouvreur en équipant un passage du même acabit, dans le même secteur.
Ses yeux pétillants et son sourire de sadique en disent long sur le résultat…
Ils étaient tous là ce samedi matin, accourant sur les traces de Lol, ressentant son aura et cherchant le moindre signe de son récent passage. Je profitais de l’attroupement pour venir à bout d’Envoyez les violons prolongés, un challenge de rési en talons et baffes sur une proue particulièrement esthétique qui fleure bon les 7c+.
Un test pour enfin pouvoir aller défier LA voie de rési d’Espace, Désirs exacerbés, premier 8a de la falaise, et ses 35 mouvs, tous plus durs les uns que les autres...jusqu'au dernier.
Au petit jeu de celui qui tombera le plus haut, je conserve un léger avantage… malhonnête, puisque j’y ai déjà consacré quelques séances… sur les mutants de la force que sont Nico et Marc.
Jean-Yves et Ludo tentèrent de pénétrer dans la légende de la vire en enchainant leur première voie dans cet endroit mythique, nulle part et ailleurs, solide 7c…
mais la porte est restée encore une fois solidement fermée.
Dans un autre style, Raymon demeure une légende. En plus d’être le précurseur visionnaire du matos du futur (la perche !!), il le fut aussi pour la grimpe, depuis son plus jeune âge. Aucun caillou de Lacuvette ne peut se vanter de n’avoir jamais été un jour été foulé par cet énergumène toujours enthousiaste et motivé. La première fois que je lui parlais de Rioupéroux, il me rappela qu’en 1960, en partant de Grenoble en vélo, il s’y arrêtait sur la route des l’Oisans l’été pour parfaire son entrainement et ainsi partir confiant à l’assaut des sommets granitiques. Le rocher de l’âne ? C’est lui qui avait planté les premiers clous. La nouvelle falaise déversante de Cannib ? Le repère où il s’entrainait en artif avant d’aller se frotter aux grandes classiques du Gerbier. Le dernier spot à Tamée ? ‘’Ah ca non, je t’arrête tout de suite. Déjà à l’époque, passé Pont en Royans, on ne considérait plus ça comme de la vraie escalade…de la sympathique varappe à mains nues sur colo tout au plus…’’. Et pour son 64eme automne, il s’est encore offert l’une des premières répétitions d’une toute nouvelle ligne dans la paroi rouge à Presles…Bon anniv Raymon !Et bon anniv Oliv. Toi aussi tu vas rentrer dans la légende…comme Lol, tu t’es promis d’enchainer une seule voie dans l’année…et ce sera un 8a…et cette fois, c’est moi qui aurait l’honneur de t’assurer pour partager cet instant magique

dimanche 20 septembre 2009
Démocratie
C’est toujours le même problème quand il s’agit de démocratie. Chacun revendique le droit à donner son avis, qui plus est, assurément irréfutable, et on en arrive toujours à un joyeux bordel. A vouloir satisfaire tout le monde, on finit tous par être frustré. A quoi bon instaurer un vote des plus démocratique, puisqu’au bout du compte, les intéressés se retrouvent idéalement répartis, 50% pour le mardi soir et 50% pour le jeudi soir. Que ce soit donc l’un ou l’autre, la moitié de la population se sentira rejetée, bafouée et non respectée. Ils menaceront alors de descendre dans les rues, de bloquer les routes et les dépôts d’essence à grand cris d’injustice et d’inégalité, aux détriments du reste de la population qui ignore tout de l’objet de la discorde. Tout ca sous les yeux amusés des parasites qui n’en ont rien à foutre, puisque quelques soit l’issue, eux, ils s’en mettront toujours plein la panse, grimpant quoi qu’il est soit déjà ces 2 satanés jours.
A ce propos, Emilie poursuit sa tournée initiatique, avec tarif réduit spécial ANPE, des falaises incontournables de Lacuvette. Cette fois ci, en primeur avant le début de saison, ce furent les Lames et ces murs coupés au couteau qui ont ému la belle. A commencer par la superbe entrée en matière que fut le 5sup de Mocamba, suivie des trous alvéolés de l’inévitable Sainte et Soph, 6b+ comme on aimerait en voir plus souvent, avec en prime de grands cris et un joli vol juste sous le relais, en cherchant en vain ce vicieux bac caché.
Alors que les votes semblaient annoncer une large victoire du jeudi, nous avions convenu de bloquer la soirée sur la vire d’Espace Comboire, celle du bas pour profiter au mieux des dernières lumières du jour. Avec les désistements de Jean-Yves, Sylvain, Oliv et Franck, qui pourtant avaient votés, nous étions bien seuls avec Ludo au pied de cette belle proue. Alors qu’il désespérait de trouver une solution au crux de Requiem 7c, je lui suggérai d’opter pour la méthode du gibbon : un gros jeté désaxé à l’horizontal dans le bac lointain, un bon balan avec les pieds en vrac, et une petite pensée pour l’épaule droite qui retiendra le tout. Malgré les classiques "non mais t’es complètement taré", "y’a que toi pour avoir des idées aussi débiles", "j’y arriverai jamais" et j’en passe…et bien…métamorphosé en gibbon d’1m95, c’est avec le sourire au coin des lèvres qui je vis mon Ludo tombé sur le bac, retenir le balan en recollant tout de suite les pieds avant de reprendre ses esprits pour serrer les croutes suivantes et ne plus tomber jusqu’au relais.
Et puisque les idées saugrenues étaient de mise, je sortis les talons plus que de raison pour refaire envoyez les violons, la superbe proue en 7b+,
et tenter la connexion avec le pas final, toujours sur la proue, d’envoyez les testarossas, le 7b+ juste au dessus à droite. Un joli morceau de rési pour une ligne qui aurait pu être la ligne originale, et pour laquelle l’on devra revenir.
Liberté de paroles et démocratie font bon ménage…ainsi Lacuvette à laisser plume libre à Yves pour conter la session de ce samedi, à laquelle je ne pus me joindre, à Crossey 3. Efficace, sobre et précise, comme l’on pouvait s’en douter…"Ce fut une journée laborieuse avec beaucoup d'effort, de bonne volonté mais peu de réussite. Jean Yves et Bruno se sont acharnés sur les réglettes de Rivage, 7c. Avec beaucoup de rage, Bertrand s’est évertué sur le grand 7b du début (Festina Lente) et moi sur Diamant cutter (le 7a+) ou je suis encore et toujours tombé au même endroit. Voila le bilan de la matinée". J’eus du mal à déchiffrer, mais il y avait, en caractère minuscules, une dernière phrase qu’il aurait souhaité de ne pas avoir à écrire : "PS: Ah oui, j'allais oublier, mais Bertrand a réussi par un miracle auquel personne n’arrive à croire, à enchainer Diamant cutter....mais bon, y’avait tout en place, ça ne compte pas vraiment…". Comme toujours pour faire éclater la réalité, j'ai croisé les sources, et voici quelques compléments, omis surement en toute connaissance de cause : "Voilà une pauvre photo de samedi matin, mais qui en dit long sur l’amateurisme profond de nos amis alpinistes : on peut clairement voir une corde toute seule qui pend du relais de ce fameux 7a/b. Et pour cause, Bertrand décontracté après un échec cuisant a oublié de défaire le nœud avant de ravaler la corde !!! On voit donc Yves remonter remettre les paires dans la voie pour la deuxième fois de la matinée, en espérant parvenir jusqu’au relais cette fois, sans succès. Et pour Bertrand, ce n'est certainement pas avec rage qu'il s'est acharné dans Festina lente puisqu'il s'est arrêté au 1er relais !!" L’art est aussi un luxe de la démocratie…et François en profite largement. En plus d’être l’artiste le plus actif des falaises du nord du Lot, il manie aussi bien l’appareil photo que le perfo. Et le voici aussi à l’aise qu’avec la faune du pied des falaises, à palabrer avec Mr le ministre de la culture en personne, celui-là même qui lui remit le 4eme prix d’un prestigieux concours photos…le talent ne se discute pas et il est inégalement réparti…Bravo François…
La démocratie, porteuse de causes justes et communes ?…ah oui, surement comme le truc avec un grenelle, la taxe sur papier carbone…l’écologie…c’est pour ça qu’il n’y plus personne sur la rocade sud à 17h…je mets 5min à rejoindre le parking d’Espace Comboire…ils vont tous au boulot à pied, ne mangent plus à la cantine les haricots importés de l’autre bout du monde, ont arrêté la clim à fond et ne mettrons plus de chauffage dans les bureaux cet hiver…et tous les grimpeurs feront comme Remy…y’a pas plus écolo que le grimpeur, proche de la nature, respectueux de l’environnement, à huer les prises taillées, après les avoir entourer de gros traits de cake issue de l’industrie chimique, juste pour pouvoir enchainer…
Décidément…la démocratie, le vote, ce n’est pas une bonne idée…d’ailleurs en bon anarchiste qu’est le groupuscule lacuvette, la séance de cette semaine aura lieu lundi….
dimanche 13 septembre 2009
Fiction
Ou réalité…ça aurait pu être à cause de ces guerriers brutaux venus d’un pays ou le soleil compte plus qu’ailleurs ses jours de présence, avec leur dernier opus éponyme…mais non, ils n’y sont pour rien dans l’inspiration du jour sur LaCuvette…
Je m’en souviens encore comme si c’était hier. J’étais assis aux coté de GrandBruno, dans son confortable et spacieux break, du temps où il n’avait encore rien du camping-cariste. Il m’avait convaincu de tout laisser en plan, de poser une RTT et de filer en quête d’exotisme au-delà des frontières de LaCuvette. Il m’avait trainé, au bout de 2h de route, au pied des grands murs blancs à patates et concrétions de la grotte des Branches. Il avait opté pour un accès direct, via l’Ardèche, à gué. Et tandis que la traversée ne lui avait rafraichi que le haut des mollets, j’étais bien en mal avec mes 2 bras en l’air pour préserver mon sac, avec l’eau déjà au niveau du menton alors que je n’avais même pas dépassé la moitié de cours d’eau…bref, même la marche d’approche était taillée pour lui…du sur mesure pour Bruno, qui ce jour randonna les 40m du trop long 7c, Un soleil venu d’ailleurs. Sur le chemin du retour, alors que nous échangions de longues tirades, nous fîmes stoppés par d’étranges propos émanant du poste radio. Il était question de New-York, d’avions, de tour effondrées…un canular surement, auquel nous ne pouvions participer, ayant pris justement congé de Wall Street ce jour.
8 ans plus tard, jour pour jour, comme chaque vendredi en rentrant du boulot, je profitais de quelques instants calmes, à méditer sur la semaine passée et surtout sur toutes les éventualités possibles pour le lendemain matin. Je m’étais enfermé, assis sur ma cuvette, le calbut aux pieds et un bon bouquin à la main…Alors que j’allai m’endormir, bercé par ces récits d’aventures et d’ouvertures extrêmes je fus frappé de stupeur, comme 8 ans plus tôt. Je dus relire plusieurs fois cette ligne pour me persuader que je ne rêvais pas…Il n’y avait pas d’erreur, c’était bien son nom que j’avais vu…
Il était prévu que je le vois le lendemain, ce qui me permettra de l’observer attentivement. Et puis, quand je le vis monter ses pieds si haut, bander son corps comme on ne sait plus le faire, tirer sur ses bras avec tant de vigueur…c’était la première fois que je pouvais m’émerveiller en vrai, de ce mouvement que je ne connaissais que de récits d’alpinistes. Ceux qui arpentaient les paroies en quête de la fissure parfaite, comme un certain G.Rebuffat que j’avais aperçu enfant dans un livre de la bibliothèque de mon grand père : je venais pour la première fois de ma vie de voir exécuter, une dülfer…
Je n’eus alors plus aucun doute, ce devait bien être lui, ce même Yves Dournon, déjà là en 1979, dont le nom figurait en bonne place dans cette bible qu’est le ‘’Coupé du Vercord nord’’.
Mais le style ne fait pas tout, et Yves finit par choir quelques mètres plus haut dans ce dièdre fissure mal commande en 7a+ de Diamant cutter, sur les redoutables grands murs de Crossey 3.Tout devint clair alors. Je compris soudain pourquoi Bertrand son acolyte tenait tant à cette éthique antique que ne le fait se servir de la perche ou de rallonges que sous la torture…cet esprit de cordée, plein d’amour, de compassion et de partage qui le pousse à rester dans l’esprit d’antan, sans user de ces anachronismes perchiens…Rien de telles que les bidouilles d’époque, short au genou comme l’indémodable knichers…
l’important n’étant pas la manière, mais de seulement pouvoir se targuer d’avoir pu atteindre le relais…
Pour rester dans les années 80, insufflé par le génie déjanté et créatif du grand Iaki, GrandBruno se lança à corps perdu dans une vraie dalle, le style de l'époque. Une qui fait mal aux doigts, aux mollets et qui procure d’inégalables sensations d’adhérences furtives et précaires, avec la perspective de finir comme une mouche, écrasée sur une vitre, en cas de vol. Ne tarissant pas d’éloges sur ce bijou de technique pour lequel il compte bien revenir, je me laissai prendre au jeu et enchainai ce très esthétique Rivage, 7c, peu pratiqué de l’extrême gauche du secteur.
C’était bien réel…Sylvain était de nouveau parmi nous, après de douteux désistements depuis plus de 2 semaines. Il s’acharnait sur le très bloc 7a de Macro Pore, accompagné de Luca qui lui nageait en pleine fiction : depuis qu’il cède à l’appel de 7h30 le samedi matin il n’en finit plus de découvrir de nouvelles falaises mythiques de Lacuvette…lui qui pourrait pourtant se définir comme natif du coin…DJ, Lolette, Crossey 3…et dire qu’il ne connait pas non plus la vire, The vire, à Espace Comboire…Il y a des baffes qui se perdent…Pour combler son retard, il s’offrit Viking, le très joli 7a de coin puis l’un des plus beaux 7b de conti de LaCuvette, Festina Lente.
Espace Comboire…un rêve de crépuscule au paradis…quelques instant après que Jean-Yves ne s’eut rêvé en train de clipper le relais d’un superbe 7c rési, Requiem
et après que Franck ait vaincu le cauchemar que peut facilement devenir un dièdre lisse, comme ce Scare fesse 6a…
Fiction ou réalité…toujours est-il qu’on ne revient jamais le même d’un séjour sur sa cuvette….








