Ca devait arriver…à trainer son oisiveté, sa liberté de grimper à l’autre bout du monde, là où les deux derniers siècles ne sont connus que pour leurs cotés négatifs. Là où restent des peuples fatigués par des luttes d’un autres temps, la rencontre ne pouvait que mal se passer. Venir trainer son perfo, ses chaussons pour des photos inédites, sans d’autres renseignements que 3 clics sur le net, et se laisser à une espèce d’indécence sous le couvert de la découverte, de l’aventure, du frisson…A Yangshuo, moi j’aurais aussi protesté… A moindre échelle, quand on débite l’arbre de l’ONF dont une petite feuille pourrait gêner, dans sa dernière création, on agit de la même manière. Mais bon, nous…c’est pas pareil, finira-t-on par conclure, pour se rassurer.
Malheureusement pas d’arrangement possible, en montagne, la fin demeure souvent fatale. Jean-Pierre, un presque lotois, à l’origine de cette dynamique conviviale locale qu’on envie, en a fait les frais la semaine dernière. Une triste nouvelle qui vient encore grossir le trop lourd palmarès des disparus en montagne cette année. A ceux qu’il laisse…
Schnappi lui, à à choisi de s’arranger rapidement pour plier un tas de caillou oublié, sous la grande face de Crossey 3. En quête de la voie la plus déversante de Lacuvette et avec un relais clippable à la perche du sol, il a enfin trouvé le graal, avec Ca pince un 8a+ vraiment peu fait, peu essayé et peu connu.
GrandLudo lui s’arrange s’en problème de ses 2m d’envergure et de sa capacité hors norme à arquer les prises, a tel point qu’on a parfois mal pour lui. Comme lors de ses beaux essais dans Les larmes du désir, un terrible 7c+ douloureux du même mur de l’angoisse.
Des arrangements, c’est ce que j’ai du trouver en ce samedi pluvieux. Après un déluge torrentiel, en temps normal, on aurait opté pour la DJ… mais comme l’ensemble des voies ‘’abordables’’ de la grande arche ont désormais fait les frais de mon acharnement, il a bien fallu convaincre le reste de cuvettards de changer leurs habitudes. Un brin d’exotisme, une marche d’approche proche des 5min et la quasi certitude de trouver quelques mètres de salpêtre blancs secs et nous voilà en route pour les Ecouges. Le secteur Nord c’est nord, déniché par Cannib il y a maintenant 6ans se révèle être, en plus d’un secteur grimpable même en pleine canicule, un secteur relativement bien abrité et globalement sec si tant est que la mousson ne dure pas plus de 5 jours d’affilée. L’occasion pour GrandLudo de délaisser ses règles tant aimées pour tâter du plat et surtout fermer le bras dans le test de force qu’est Bartasse salvation, un 7b+ dans lequel Jean-Yves et Luca auraient préféré ne jamais avoir mis les pieds, tant la première fois est difficile.
Bruno, tout en muscles, se frisa avec style et facilité dans les 25m de conti en 7b des très belles Tristes pensées,