Mais a-t-on vraiment le choix justement ? On nous bassine chaque année avec des pseudos réflexions pour boutonneux en quête d’un premier diplôme qui ne vaut plus rien aujourd’hui…Le choix libre, choisir son destin, j’en passe, et des meilleurs. D’ailleurs ça fini toujours en thèse-antithèse-synthèse, du style pour-contre-mitigé qu’on peut traduire en pro-con-nanarienafoutre. Autrement dit, ça termine toujours en queue de poisson et surtout sans rien conclure. Et après on nous fait croire que le monde s’est bâti sur la sagesse des philosophes. Mais avec l’âge on ne s’embarrasse plus de tout ça. Prenez un
Yves par exemple. Trop de choix tue le choix et le voilà depuis presque 2 mois à raison de 2 séances par semaine à épuiser tous les cuvettards, pour les amener, à tour de rôle, découvrir les 3 nouvelles voies du
Coup de sabre. Bon ok, y’en a bien une dizaine, mais l’autre disait qu’on ça ne comptait pas en dessous de 7.
Toujours est-il que ce fut une bien agréable manière de reprendre pied en terre LaCuvette après quelques semaines de pieds macérés tantôt dans l’eau salée, tantôt dans le sable chaud et tantôt dans une tong qui a la bougeotte, sous une table bien garnie, à la terrasse d’un petit resto de quartier. Des plats au grain très doux, des longues voies toutes neuves, de la conti qui déroule, le tout avec un équipement qui n’effraierait même pas un Schnappischtroumpf à lunettes, prof de physique à Bleau qui redécouvre la falaise…de bonnes conditions pour que même
Ludo daigne poser la truelle quelques instants pour se reposer en se pendouillant sur un bon gros plat.
Notons les 2 très belles voies du centre
Sandro courte et physique et
3 filles et un bourrin, un grand voyage varié, toutes deux dans le
7a/a+ et incontournables de ce nouveau secteur que l’on doit à
Claude Vigier...qui comme indiqué dans les breaking news remercie chaleureusement les indélicats ayant emprunté par mégarde une partie de son matériel acquis à la sueur de son front.
Le choix des armes…L’histoire d’une voie dans un vieux secteur abandonné,
aux indications loufoques et contradictoires. Un 6b+ ou 7a suivant si on fait relais sur l’arbre ou pas…arbre qui a disparu depuis belle lurette d’ailleurs. Bref à l’heure du tout, tout de suite, aseptisé et prédigéré, il aura fallu toute la fouge de
Nico pour trainer
Eric et son perfo puis pour me détourner des mes projets à Espace Comboire et Crossey. Mon nouveau bureau ne se trouvant qu’à 10min du parking de Saillants et le secteur Résurgence réservant en tout et pour tout que 2min45 de marche d’approche…Comme dirait l’autre, par l’odeur, alléché, il n’en fallait pas plus pour qu’un large sourire béat inquiète tous mes nouveaux collègues. Bref, ces 2 illuminés ont donc réhabilité cette ligne historique avec un relais tout beau au niveau du soit disant arbre pour un
7a+ relooké, avec son pas de dalle à sensation un peu plus dur depuis qu’un sumo ait explosé une bonne inverse, et son final physique ou faut gainer comme un Schnappi en rut.
Le Schnappi ne s’embarrasse pas avec les choix, puisqu’il a décidé de plier tout, partout, par tout les temps, du moment qu’il trouve un cuvettard pour l’accompagner… excepté Yves qui prend racine au Coup de Sabre. Avec
Martin il triple marche
les aventuriers de la grande arche perdue 7c+ et la dernière croisade 8a à la DJ, Super Chabal 7c+ aux
Rigauds pendant que
Martin et Lol rentabilisent le déplacement en cochant tous les 2 un 8a différents, le jour suivant il coche
Hémisphère 8a à St Pan…avant de venir gouter aux plats et aux mouvements bien physiques du renouveau du secteur résurgence, avec
Extension sauvage 7b
Psycho-tique une vieux projet libéré par Eric et Nico, un 7c qui masse comme on aime,
puis
Plats de résistance 7c aussi, un bijou tout neuf de rési juste à gauche, que l’on doit encore à
Eric. Et oui notre nain de jardin anorexique shooté aux infusions de salsepareille dans du redbull nous prouve encore une fois qu’en étant tout petit et qu’avec de grandes rallonges, les voies de 15m de rési peuvent se transformer en grands voyages de conti qui déroulent, 150 mouvement dont près de la moitié en clippages intermédiaires…Pour qu’il paraisse bien plus grand, j’ai du étirer en hauteur la video.
Pour finir, il faut noter que même avec tout ça, 3 essais ne lui ont pas suffit pour enchainer et me piquer la première
d’extinction de sauvages, 7a+ court, anti déroulant et bizarre.
Puisque c’est là qu’il faut être, même
Luca a abandonné les falaises du Grésivaudan, pour se mettre à la vraie escalade et taper un bon milliard d’essai ultra-calés dans
Plats de résistance Pour se consoler, il enchaine avec l’autre
Eric, le choix des armes, nouveau
7c
et reviendra la semaine suivante pour conclure ce chantier, et avec un T-shirt différent pour chaque essai. C'est comme ça, la classe, c'est naturel, on l'a ou on l'a pas...
Encore une fois, j’ai du accentuer le dévers en inclinant la vidéo pour que ça paraisse plus dur…mais je me demande si 90° ce n’est pas un peu trop…
Comme
Eric continue de l’énerver en venant à bout, dans la même séance, de
Psycho-tique, El magnifico se venge à domicile avec le lendemain le
8a du bien nommé
A tous les balmeux, funk it, test de conti de l’autre coté de la frontière au
col de Marocaz.
Mais revenons aux choix des armes et à des réflexions plus migraineuses. Car oui, le choix tue la simplicité et je me devais de rajouter une touche à l’entropie ambiante. Eric avait ouvert une directe du
choix des armes, dans un petit mur gris bien exigeant,
extension sauvage 7b, que
Sylvain devrait bientôt cocher.
Mais comme la dalle c’est de la balle, et histoire de permettre à tous les bourrins de refaire le mouvement de départ du feu 6b+, je le prolongeais par 2 nouvelles lignes pour aller exploiter le très esthétique mur bleuté sommital en caillou sculpté. Verdict, le
choix désarme à droite, 7c en rési courte avec de bons gros blocages
et juste à gauche,
le poids des larmes, rési courte encore, un poil plus à doigt et en équilibre, un poil plus facile aussi,
7b+. Si Nico fit le poli en zippant sous le relais de la première pour me laisser la première, sa vraie nature reprit vite le dessus puisqu’il me rafla sous le nez la seconde !
J’espère vous avoir suffisamment embrouillé en explications foireuses pour vous contraindre à revenir vous abreuver chez Tata, qui, si vous la suppliez finira par mettre un topo totalement subjectif en ligne…Mais là n’est pas l’essentiel, puisque comme le disais lacuvettucius « la ou le faible s’accorde le choix d’une voie, le cuvettard lui n’a d’autre choix que de plier toutes les voies »